L'écologie de droite – Communiqué des Jeunes populaires du Puy-de-Dôme
Le Puy de Babel publie les communiqués de presse de droite comme de gauche et invite ceux qui le désirent à réagir.
Le 12 décembre 2008, lors d’un Conseil Européen, les 27 ont approuvé, sous l’impulsion du président de la République, le triple objectif des « 3X20 » (réduction de 20% des gaz à effet de serre, faire passer à 20% la part des énergies renouvelables, réaliser 20 % d’économie d’énergie).
En déclarant à la tribune de l’ONU le 22 septembre 2009 que "L'objectif de 50% de réduction des émissions d'ici à 2050 est une absolue priorité pour éviter une catastrophe mondiale.", Nicolas Sarkozy a fait de la France la chef de fil de la lutte contre le réchauffement climatique.
Dans la foulée du Grenelle de l’Environnement, de la prime à la casse et des bonus/malus, le président de la République souhaite mettre en place une taxe carbone ambitieuse afin de ne plus taxer l’investissement des entreprises mais la pollution.
L’écologie de droite : conjuguer progrès, croissance et environnement
Dans un argumentaire sur l’écologie de droite, Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat à l’écologie, insiste sur le fait que «l'U.M.P. et les Verts, les deux seules formations à avoir placé l'écologie en tête de leurs priorités, ont les mêmes objectifs, mais pas les mêmes fondamentaux ».
La croissance doit devenir une croissance verte. Les Français doivent être encouragés, y compris financièrement, à utiliser des bâtiments HQE (Haute qualité environnementale) ou encore des véhicules électriques ou peu polluants car ils sont bons pour l’environnement et bons pour la croissance. Il faut travailler en faveur du progrès, notamment technologique, et investir massivement dans la recherche pour l’environnement (1,2 milliards d’euros supplémentaires sur 4 ans).
L’écologie de droite vise à allier exigence écologique et modernité : ne s’agit pas de revenir à un mode de vie dépassé et du passé, mais d’inciter fortement les comportements vertueux et responsables.
L’écologie de gauche : une écologie pour la décroissance et contre la liberté
L’écologie de gauche s’oppose à toute forme de croissance et plaide pour la décroissance, c'est-à-dire le recul du travail et du pouvoir d’achat. Elle est hostile à la liberté individuelle, fondement de la société démocratique. En prônant ouvertement la restriction des déplacements individuels, l’idéologie écologique de gauche porte atteinte à la liberté.
Elle est contre toute idée de progrès, qu’il soit économique et technologique. Elle est également hostile au nucléaire, qui pourtant fait de la France un pays très peu émetteur de CO².
L’écologie de gauche est rendue inefficace par sa brutalité, son dogmatisme et son manque de pédagogie.
Conclusion
L’écologie ne doit pas être une idéologie : elle en serait trop éloignée de la réalité environnementale et économique. Nicolas Sarkozy a fait naître une véritable politique environnementale aussi ambitieuse que réaliste qui fait aujourd’hui de la France un pays leader de la lutte contre le réchauffement de la planète.
Il est erroné de croire en une écologie idéaliste, radicale et archaïque représentée par le mouvement Europe écologie si moderne en apparence.



Commentaires
C'est quasiment de la diffamation là... Sachez chers amis jeunes pop que les Verts n'ont pas le monopole de l'écologie de gauche (d'autant plus que contrairement à ce que vous dites avec tant de mauvaise foi, Europe Ecologie ne milite pas pour la décroissance, cf propos de Cohn Bendit).
Nous concernant, nous militons depuis bien longtemps pour une croissance verte alliant progrès et liberté. Nous n'avons pas attendu le pacte écolo de Nicolas Hulot ou le score d'Europe Ecologie (que vous critiquez) pour agir en matière écologique. Nous ne sommes pas du genre à pratiquer le greenwashing mais plutôt à agir, au jour le jour dans nos collectivités. Regardez le bilan de la région Poitou-Charentes: il y a beaucoup plus d'initiatives pour l'environnement que n'en a fait le gouvernement. Le Grenelle est bien beau mais jusqu'à maintenant, ce ne sont que des grands principes. Il faudrait que l'esprit du Grenelle soit respecté, ce qui n'est pas le cas quand on regarde de plus prêt le "plan de relance"...
Concernant la taxe carbone, c'est donc un nouvel impôt qui serait bientôt mis en place. Un impôt de plus pour les 64 millions de français par ces temps difficiles. Un impôt qui se révèle être complètement inefficace et injuste!
Inefficace parce que les gens ne pourront pas se passer de leurs véhicules et ne consommeront pas moins. Tant que des modes de transport alternatifs comme les véhicules électriques et tant qu'un réseau dense de transports en commun sur le territoire ne seront pas mis à disposition des citoyens, cette taxe sera totalement inutile. C'est un changement de civilisation qu'il nous faut imposer, pas un ajustement à notre mode de vie destructeur pour l'humanité. D'autant plus que cet ajustement sera terrible pour les familles modestes et les classes moyennes, qui vont devoir encore supporter la volonté de l'État de remplir ses propres caisses. Alors bien sûr, le gouvernement, pour faire passer la pilule nous parle d'une redistribution des bénéfices de cette taxe. Il est important de se demander si les bénéfices de cet impôt rejoindront ou pas les bénéfices de la journée de solidarité pour les personnes âgées qui attendent depuis de nombreuses années la redistribution des gains du lundi de pentecôte. Il ne s'agit pas d'être naïfs: si le gouvernement redistribuait les impôts, çà se saurait... De plus, si la redistribution est bien effectuée, à quoi servirait une taxe, dont le produit serait entièrement redonné?
Il est totalement hors de question de cautionner une taxe qui nous mènerait au modèle tant souhaité par Christine Lagarde: «les riches en auto, les pauvres à vélo». Cette taxe serait dramatique pour les régions rurales et pour toutes les personnes qui habitent loin de leur lieu de travail; il ne s'agirait plus de travailler plus pour gagner plus, mais tout simplement de gagner plus pour pouvoir travailler. Ce projet de taxe carbone révèle bien la vision urbaine voire essentiellement parisienne du gouvernement mais aussi des Verts, qui semblent n'avoir aucune idée de la vie des français loin des centres urbains.
Cependant, il est vrai, il y a urgence en matière écologique. Alors que faire? Il faudrait déjà commencer par taxer les gros industriels plutôt que les ménages modestes et faire appliquer le principe du pollueur-payeur. Il est nécessaire de permettre et d'offrir aux citoyens des alternatives propres. Pour cela, il est essentiel de baisser la TVA sur les produits propres et de l'augmenter sur ceux qui ne le sont pas, à condition que l'alternative existe (une taxe carbone sur le chauffage est possible étant donné que des alternatives existent). Ce système se rapprocherait d'un système de bonus-malus vert. Enfin, l'État doit se montrer judicieux et audacieux en misant sur l'avenir et en privilégiant les industries de demain plutôt que de vouloir à tous prix aider les industries vieillissantes et hautement polluantes. Si nous voulons repartir du bon pied après cette crise, n'ajustons pas seulement nos comportements. Il s'agit de changer. Changer de modèle!
De plus, c'est marrant et un peu contradictoire de vous voir dire qu'il n'y a pas d'idéologie en écologie tout en vantant une "écologie de droite"
Je crois n'avoir pas lu un texte aussi ridicule depuis fort longtemps. Que vous ne souteniez pas Les Verts et Europe-Écologie, je ne conçois tout à fait. Mais que vous attaquiez l'écologie de gauche d'une façon aussi simpliste et péremptoire est tout simplement risible.
L'écologiste de gauche est une personne convaincue que les questions environnementales ne peuvent être traitées que doublée d'un programme social fort et en modifiant un système capitaliste dans lequel le raisonnable n'a que peu de place.
Présenter l'écologie de gauche comme strico-sensu liberticide et anti-croissance ne fait que montrer votre manque total d'objectivité et d'information sur ce qui se fait, ce qui est proposé chez Les Verts (entre autres exemples).
Je ne crois pas que la droite ait beaucoup de leçons à donner en matière de liberté ces derniers temps... Quand au manque supposé de pédagogie des écologistes de gauche, je vous invite à visiter le site Internet d'Europe Ecologie et (mais là je n'y crois guère) à consulter l'excellent programme que ce rassemblement a proposé aux dernières élections européennes (où les nombreux Français (on met une majuscule !) qui ont voté Europe Ecologie n'ont pas eu l'air de manquer d'informations pédagogique).
Prêchi-prêcha...
La division politique en idéologie partisane (de droite comme de gauche) fait déjà de vous des hommes du passé. Vous ratez votre entrée dans le XXIe siècle. Dommage.
L'écologie sera de gauche ou ne sera pas
Par contre la gauche ne comprends ni le PS ni Europe Ecologie qui ne constituent que la gogoche ou la boboche