Russie et Union européenne : je t’aime, moi non plus
On le sait, ce n’est un scoop pour personne, malgré tous les efforts faits pour ne pas froisser les dirigeants russes, les relations entre l'UE et Moscou sont loin d’être claires.
Le sommet qui s’est tenu à Nice le 14 novembre réunissant Nicolas Sarkozy, Dimitri Medvedev et José Manuel Barroso témoigne d’une énième volonté de retisser des liens, fragilisés depuis les évènements survenus ces derniers mois.
Par Lily Valetta.
Il y a tout d’abord eu la crise en Géorgie, démonstration massive de la force militaire russe, dont le but officiel - reconnaître l’indépendance de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud - cache en réalité une volonté de garder la mainmise sur le pétrole dans cette région. Malgré une forte opposition de la communauté internationale et des appels de nombreux dirigeants pour que les russes cessent leurs attaques en Géorgie, la crise s’est poursuivie, déclenchant de vives réactions des deux camps. Les conséquences ont été importantes, les européens ont cessé toute négociation sur un éventuel partenariat économique entre la Russie et l’Union européenne début septembre, elles ont été relancées au début de la semaine dernière même si la condition du retrait de toutes les troupes russes de la Géorgie n’est pas entièrement respectée pour certains. Ce partenariat porterait, entre autres, sur les questions énergétiques puisque l’Europe dépend des gazoducs russes, Moscou n’est en effet pas près à réduire ces apports, or c’est ce que souhaitent les 27 pays membres. Le sommet de Nice a eu pour but de renouer un dialogue rompu, chose peu aisée puisque la Russie se disait prête à ne faire aucune concession sur la question géorgienne.
Le point fort de ce sommet reste l’accord entre l’UE et la Russie sur la crise financière, le président russe ayant souligné le rôle positif de la monnaie européenne sans qui cette crise aurait été selon lui beaucoup plus grave. Autre bon point : une convergence d’opinion sur la sécurité en Europe, même si là encore, la position russe n’est pas sans équivoque. En effet, quelques jours avant le sommet, le président russe avait déclaré vouloir déployer des missiles à Kaliningrad, ville au nord-est de la Russie située dans un territoire russe entouré de pays appartenant à l’Union européenne. Annonce faite pour contrer la possible installation de boucliers anti-missile américains en République tchèque. Cependant, selon l’actuel président de l’Union, le président russe est revenu sur sa position et a accepté de « geler tout déploiement de missiles en Europe ».
Les relations semblent donc être apaisées… jusqu’au prochain épisode !
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Commentaires
La Russie, finalement, se sert de nos valeurs démocratiques comme monnaie d'échange...et nous jouons leur jeu...Dilemne !
Je crois qu'il faut savoir fermer les yeux sur la gestion de la russie qui en définitive est passée des tsars aux soviétiques puis à poutin... donc la démocratie c'est pas trop quelque chose de concrêt là bas. A mon sens il n'y a qu'un seul barrage à la chine : l'hyper occident, et pour celà, nous avons besoin de la russie.
rien a dire toujours le meilleur du web!