Enquête de sexe
Par Constantin de Sienne le mercredi, octobre 1 2008, 13:59 - Sciences - Lien permanent
S’interroger sur l’identité des hommes et des femmes, c’est à la mode. Depuis que Beauvoir a dit que ces demoiselles avaient des droits et que Zemmour (Éric, l’acolyte méchant de Ruquier) a rétabli en rappelant que les hommes - « premier sexe » - avaient leur virilité à défendre, le combat des sexes est acharné.

Vantard, égoïstes et impulsifs, les garçons ? Pourquoi pas, tant que les filles restent sensibles, délicates et consentantes. Mais en ce moment, rien ne va plus. Ma copine refuse la vaisselle, conduit le coupé-sport et s’incruste dans mes soirées Whisky-Poker. Pas étonnant que pour me venger, je la traîne au shopping, m’épile le torse et téléphone à ma mère trois fois par jour. D’ailleurs je ne sors plus qu’en boîte gay et j’ai souvent des migraines au moment d’éteindre la lumière.
Sinon, si vous voulez une vraie étude de psychologie sociale, Serge Guimond a un accent québécois irrésistible et les dernières nouvelles de la recherche.
« Hommes, femmes : en quête d’identité »
Par Serge Guimond – Laboratoire de Psychologie sociale et cognitive, CNRS.
Mercredi 8 Octobre 2008 / 20h30 /
Maison des Sciences de l’Homme / 4 Rue Ledru, Clermont-Ferrand
Commentaires
Ah ! l'Egalité ! dur, dur !
Tous deux pétris dans la même glaise, ou, pour un des éléments, si on en croit la bible, d’un morceau extrait du prototype, survivant plus ou moins en harmonie depuis des millénaires sur la même planète, fabriqués par le même artisan (artiste ?), et ayant pour finalité leur propre perpétuation, l’homme et la femme, bien que physiquement différents devraient, logiquement, être égaux, chacun étant un élément indispensable au processus d’évolution de l’autre . Tout au moins si on en croit la définition de notre cher Larousse.
C’est à ce point précis qu'un problème commence à se manifester. En effet, tout être vivant, et humain, a sa propre personnalité, un raisonnement logique personnel, distinct de celui de son voisin, et bien sûr, de sa voisine .
La question est donc de savoir si ces différentes logiques infirment ou confirment le principe supposant une égalité pleine, entière et définitive , qu'on se prend à espérer voulue par le Premier Géniteur, ce qui n'est ni démontré, ni d'une fulgurante évidence. Ce n’est pas non plus une mince affaire qu'essayer d'y voir clair.
Nombreux sont ceux qui se sont plongés, avec plus ou moins de bonheur, dans une tentative d'éclaircissement de ces éventuelles nuances. A ce jour, sauf peut-être quelques farfelus plus illuminés par leurs rêves qu’éclairés par l’esprit, personne n’a prétendu avoir réussi à établir ne serait ce qu’un embryon de solution. Il est vrai que le Créateur n'a pas manifesté un enthousiasme délirant pour les aider à y parvenir. Mais peut-être n'était-ce - et n'est toujours - pas son intention. Ça se saurait !
L’égalité, en tant que composante irrécusable de la Démocratie, ne peut être ni partielle, ni conditionnelle. Elle est ou elle n’est pas. Elle ne peut être qualifiée, toute adjonction d'un adjectif modifie son sens originel, et par conséquent lui ôte ce sens originel. Elle ne peut être soumise à des critères de force, de beauté, de fortune ou d’origine, de race, de couleur et, bien entendu, de sexe .
Ce qui contredit sans aucune contestation possible ce que j'ai écrit plus haut, et ne facilite pas notre réflexion !
Pour s'en rendre compte il suffit de constater que l’homme est physiquement plus fort que la femme, et celle-ci plus intuitive.
Ou ils le croient, ce qui revient au même.
Il n 'y a donc pas d’égalité physique , en raison de la différence de force, ni morale, en raison des niveaux de faculté de divination . Il n'y a pas non plus d'égalité devant la vie, puisque la femme souffre infiniment plus l’homme lors de la naissance de leur progéniture , le point de départ de cette dernière étant nettement plus agréable pour chacun des deux , quoi qu’en disent quelques phallocrates ou féministes convaincues !
Il n’y a pas, non plus, d’égalité dans le langage , en français, tout au moins. De nombreux mots, tels que, par exemple et pour n'en citer que quelques uns, vainqueur, professeur, pompier , officier, atelier ou carburateur n’ont pas de féminin.
Par contre - et pourrait on ici soupçonner une machiavélique malice ? - il n’y a pas de masculin à servante, mais il y a un féminin à voleur et à criminel.
Il faut aussi admettre que si la police, comme la justice sont féminines, la paix et la guerre, bien que du même genre, ne sont pas, hélas, des parangons d’égalité.
Même donc si sa devise l’affirme haut et fort, il n’y a donc pas d’égalité de force, de morale, de service, ni de souffrance entre les habitants de notre beau pays. Ni des autres d'ailleurs, quelle que soient leurs maximes.
Mais il y en a une dans le crime… qui, lui, est masculin.
Délicieuse ambiguïté !
Ne parlons pas ici de cette composante de l'égalité qu'est l'assujettissement aux mêmes obligations… Les jubilatoires horizons ouverts feront l'objet d'une étude ultérieure !
Je ne sais pas si vous avez vu la "confrontation" (sans éclat de voix cependant) entre Eric Zemmour et Benoite Groult chez Ruquier hier dans son émission. Selon lui, le féminisme est né aux lendemains de la Première Guerre mondiale parce que les hommes avaient été trop terrorisés par ce nouveau conflit postmoderne. Que penser de cette argumentation? Les féministes ont-elles réussi parce que les hommes leur ont permis l'affirmation vu qu'ils étaient affaiblis?
En tout cas la relative absence des hommes dans la vie civile pendant la Deuxième guerre mondiale a certainement permis une reconsidération du rôle des femmes dans la société. Et donc facilitée leur émancipation...