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  <title>LE PUY DE BABEL</title>
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  <description>Tout n'est pas politique, mais la politique s'intéresse à tout. Nicolas Machiavel</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Tue, 06 Jan 2009 16:28:00 +00:00</pubDate>
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    <title>Une petite auvergnate à l’assaut de Budapest</title>
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    <pubDate>Sun, 28 Dec 2008 23:43:00 +01:00</pubDate>
    <dc:creator>Tim Winner</dc:creator>
        <category>Culture</category>
            
    <description>&lt;p&gt;«&amp;nbsp;L’Europe de l’est… moi ?? Jamais ». C’est à peu près comme ça que je pourrais résumer mon opinion avant de partir pour la Hongrie. J’ai vite dû revoir mes positions et admettre le charme de ce petit pays coincé entre la Slovénie, l’Autriche, la Roumanie, entre autres. Récit d’une petite semaine dans la ville haute en couleurs qu’est la capitale hongroise.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Par Lily Valetta.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Avant toute chose, petit rappel ou info, Budapest est divisée en deux par le Danube, division non seulement géographique mais également administrative en deux communes&amp;nbsp;: Buda et Pest avant la réunion des deux en 1872. &lt;br /&gt;
Premier jour&amp;nbsp;: première chute de préjugés&amp;nbsp;! Je m’attendais à découvrir un pays où l’on croise la pauvreté à tous les coins de rues, et au lieu de ça je me promène dans des avenues dont l’architecture est digne des grands immeubles haussmanniens de Paris. Certes, la pauvreté on la voit, on la sent, notamment quand on s’aventure hors des sentiers battus. Comme ça a été le cas lorsque je me suis perdue (je l’avoue) et que j’ai fini par me retrouver dans un quartier où l’armistice ne semblait avoir été signée que la veille, où les immeubles en ruine et les mendiants cohabitaient sur le même trottoir.  &lt;br /&gt;
À côté de cette réalité qui ne fait pas plaisir à voir, surtout lorsqu’on n’a pas l’habitude de croiser la misère sur le pas de sa porte, Budapest est une ville pleine de vie que je recommande à tous les petits globe-trotteurs comme moi !&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les visites de la ville n’ont commencé que le deuxième jour, guidée par une amie hongroise&amp;nbsp;: Betty, je m’émerveille pas à pas devant les richesses de Budapest. &lt;br /&gt;
Le Palais royal ou Château de Buda tout d’abord, situé comme son nom l’indique à Buda, sur une colline surplombant le Danube. Malheureusement, en bonne touriste que je suis, l’idée de réserver la visite ne m’a pas du tout effleuré l’esprit et nous sommes restés bloqués à l’extérieur du château. Petite consolation, l’extérieur vaut quand même le coup d’œil&amp;nbsp;: fontaines, parcs, et bien sûr architecture !&lt;br /&gt;
Après avoir pris un funiculaire traditionnel - voire trop traditionnel&amp;nbsp;: en bois, avec un mécanisme douteux mais ça fonctionne très bien nous a-t-on dit – nous sommes allés visiter le Parlement hongrois (photo). Ce monument imposant et majestueux ressemble plus à une cathédrale qu’à un lieu de débats politiques. À l’intérieur, on peut voir la Couronne hongroise, d’innombrables salles, et une quarantaine de kilos d’or pur utilisé pour la décoration !&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://babelauvergne.cafebabel.com/public/babelauvergne/Lily Valetta/.parlement_budapest_m.jpg&quot; alt=&quot;Parlement Hongrie&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous avons continué notre périple dans les rues de Budapest en passant à côté de plusieurs monuments à la gloire des résistants à l’époque où le pays était sous l’emprise soviétique, d’églises, de musées et tant d’autres. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La journée suivante a été consacrée à la relaxation, en effet Budapest est connu pour ses eaux thermales. Rendez-vous pour un après-midi de détente dans un paradis de jets d’eaux, saunas, hammams, bains dans une eau à plus de 35 degrés, bref le rêve pour nos corps meurtris par tant de marche !&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dernier petit point qui mérite attention&amp;nbsp;: outre la visite de Budapest, on m’avait parlé d’une petite curiosité bien à l’écart de la ville, éloignement probablement synonyme d’un passé douloureux que les hongrois voudraient oublier. Après quelques hésitations quant à la route à suivre, nous arrivons enfin devant un grand portail. L’entrée est gardée par deux femmes, sans doute nostalgiques de l’époque soviétique puisque nous sommes surveillés par Staline, Lénine, Gorbatchev lorsque nous payons l’entrée, rassurez-vous, seulement leurs portraits. Après ce passage un peu oppressant, nous pénétrons dans un grand parc rempli de statues à la gloire des valeurs prônées par les soviétiques. Des statues géantes (et le mot est faible) représentant le travail, l’armée, l’entraide, et bien sûr quelques unes à l’effigie des dirigeants. Nous sommes ressortis de ce parc avec une sensation un peu bizarre au ventre, nous pauvres occidentaux qui n’avons pas connu cette période un peu sombre, il faut l’avouer, de l’histoire hongroise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Malgré cet épisode, la Hongrie ne m’a laissé que de bons souvenirs et de belles images en tête&amp;nbsp;; la gentillesse et l’hospitalité des hongrois ont fini de me faire revenir sur mes idées reçues sur les pays de l’est… après tout, il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis !&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;





&lt;p&gt;&lt;em&gt;Photographie personnelle.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Varsovie, se réapproprier son passé pour vivre avec.</title>
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    <pubDate>Sat, 27 Dec 2008 14:08:00 +01:00</pubDate>
    <dc:creator>Aude Delignères</dc:creator>
        <category>Culture</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://babelauvergne.cafebabel.com/public/babelauvergne/Nelly/.Texte_2__icone_intro_sq.jpg&quot; alt=&quot;Texte_2__icone_intro.JPG&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;
Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, Varsovie est un vaste champ de ruines&amp;nbsp;: la ville est détruite à 80% et le ghetto à près de 100%. 850 000 Varsoviens, les deux tiers de la population, sont morts ou portés disparus. L’existence du ghetto, la réalité des camps et des bombardements  ont laissé des blessures que les ans peinent à apaiser. Les bâtiments ont été reconstruits, mais comment reconstruire un peuple au milieu de ces fantômes encombrants et oppressants&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Devant l’ampleur du sinistre et la situation d’urgence, les autorités ont pris le parti de reconstruire directement sur les ruines et de gommer les traces du souvenir. Le mur qui entourait le ghetto est rapidement détruit&amp;nbsp;; il n’en reste plus aujourd’hui qu’un fragment, dans la cour d’un immeuble rue Sienna. Mais à construire sur des ruines, les ruines continuent d’exister, et à chaque démolition d’immeuble c’est un peu d’histoire qui refait surface&amp;nbsp;: terrain de jeu des archéologues qui exhument les vestiges d’une vie stoppée nette par les bombardements. Difficile de faire table rase d’un tel passé.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Peu à peu, l’urgence passant, les plaies se cicatrisant, vient le temps du souvenir, et la question est&amp;nbsp;: comment organiser cette mémoire collective&amp;nbsp;? Avec le recul, le travaille des historiens devient essentiel. Les rescapés apportent leur témoignage ou prennent la parole.
Ce travail de mémoire est soutenu d’un coté par des autorités politiques et de l’autre par la diaspora. Comme s’il y avait deux histoires parallèles&amp;nbsp;: celle du peuple polonais et celle de la Shoah. L’Institut historique juif, fondé peu après la guerre propose une exposition sur l’art juif et autre sur le ghetto de Varsovie. Pour les chercheurs, ce centre dispose également d’un important fond de bibliothèque sur l’histoire des Juifs polonais. Mais pour le grand public, c’est surtout le point de vente de l’incontournable Guide du Varsovie juif qui propose un itinéraire pour relier tous les «&amp;nbsp;points de mémoire », c’est à dire les monuments et les grands lieux de l’histoire. Document  fort utile si l’on n’a pas de guide, car d’une manière générale, les lieux liés à la culture juive sont mal ou pas signalés&amp;nbsp;! Comme si les autorités municipales ne voulaient pas une profusion de panneaux indicateurs pour remuer le couteau dans la plaie&amp;nbsp;: ne pas faire de Varsovie la ville symbole de la Shoah et surtout ne pas imposer aux habitants des rappels historiques omniprésents.&lt;/p&gt;


&lt;pre&gt;&lt;img src=&quot;http://babelauvergne.cafebabel.com/public/babelauvergne/Nelly/.Texte_2__1__m.jpg&quot; alt=&quot;Monument aux héros du ghetto juif de Varsovie, commémorant l&amp;#039;insurection du ghetto en avril 1943&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/pre&gt;



&lt;p&gt;Si les indications urbaines sont sommaires, les monuments existent et sont toujours très bien entretenus et mis en valeur par leur environnement. Ces lieux de mémoire commémorent les points stratégiques de l’insurrection du ghetto, mais également des habitants la ville elle-même. Ces monuments, le plus souvent assez sobres sont très marquants&amp;nbsp;; qu’il s’agisse des décombres de l’ancien bunker de la ŻOB (Organisation juive de lutte armée) ou de créations récentes. De grands murs de marbre blanc, érigés à la toute fin des années 1980, marquent l’Umschlagplatz, le point de départ des trains pour le camp de  Treblinka. Une architecture froide et terriblement géométrique, une parfaite organisation de la désolation. Le monument aux héros juifs de l’insurrection du ghetto est plus vibrant, mais la lourdeur des personnages est presque écrasante, serait-ce le poids  du passé&amp;nbsp;? Tous les ages de la vie y sont représentés, toutes les attitudes également&amp;nbsp;: le jeune déterminé, l’homme mûr au regard d’une étrange fixité, la mère accablée de douleur et, dépassant du cadre, l’homme  abattu, gisant au milieu des gerbes de fleurs des cérémonies et des bougies du souvenir.&lt;/p&gt;



&lt;pre&gt;&lt;img src=&quot;http://babelauvergne.cafebabel.com/public/babelauvergne/Nelly/.Texte_2__2__m.jpg&quot; alt=&quot;Texte_2__2_.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/pre&gt;



&lt;p&gt;Pour peu que l’on continue la visite en «&amp;nbsp;élargissant le cadre&amp;nbsp;» on croise un autre monument funèbre, celui des déportés vers l’Est, vers les camps de l’URSS. Un peu plus loin encore, la prison de Pawiac, un lieu lugubre, où un faux arbre calciné porte des dizaines de plaques en souvenir de ceux qui ont souffert entre ces murs. Il ne reste que des fragments de murs et le portail hérissé de barbelé. Au final, le silence de ces vestiges est assourdissant de violence. À vivre au quotidien cela doit être étouffant. Seules échappatoires&amp;nbsp;: le silence, le tabou, le non-dit.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En 2006-2007, une idée originale d’une artiste polonaise, Joanna Rajkowska, qui déploie place Grybowski, en plein quartier historique juif, son installation&amp;nbsp;: &quot;Dotleniacz&quot; (qu’elle transpose en anglais sous le nom «&amp;nbsp;d’Oxygenator »). Sur ces quelques centaines de mètres-carrés de que Varsoviens n’aimaient guère fréquenter- place à l’histoire trop douloureuse-  elle crée un petit étang animé de jets d’eau et de plantes et dispose tout autour des sièges colorés. L’idée incongrue et un peu dérangeante est devenu peu à peu un lieu de convivialité et d’échange et a apporté un peu d’air frais à un quartier où le poids de l’histoire est par trop présent, même pour ses habitants.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’oubli est impossible, et n’est d’ailleurs pas souhaitable, mais il est nécessaire d’apprendre à vivre avec l’histoire, aussi difficile soit-elle. Il faut avoir le courage de regarder le passé, sans le laisser écraser le présent, pour pouvoir construire l’avenir.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;A.D.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Le Groenland : un avenir loin de l’Europe ?</title>
    <link>http://babelauvergne.cafebabel.com/fr/post/2008/12/21/Le-Groenland-%3A-un-avenir-loin-de-lEurope</link>
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    <pubDate>Sun, 21 Dec 2008 16:53:00 +01:00</pubDate>
    <dc:creator>Tim Winner</dc:creator>
        <category>Politique</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://babelauvergne.cafebabel.com/public/babelauvergne/Tim Winner/.Vote_r_f_rendaire_sq.jpg&quot; alt=&quot;Vote référendaire Groenland&quot; /&gt;
Le 25 novembre dernier, la population groenlandaise a accepté par référendum à plus de 75 % un projet d’autonomie renforcée. Un choix qui pose question pour ce territoire à la culture si particulière, politiquement européen (dépendance danoise) mais géographiquement américain.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Si on vous dit «&amp;nbsp;Groenland », vous allez sûrement imaginer un désert de glace habité par quelques peuplades inuits. Et bien le cliché a du vrai.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le  Groenland, c’est une île gigantesque (trois fois plus vaste que l’Ukraine) et une densité de 0,03 hab/km². Un désert donc… qui plus est à l’écart, là-haut près du pôle Nord. Loin de l’Europe surtout.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Car le Groenland, conquête scandinave du Moyen Âge, est une possession du Danemark depuis le XVIIIe siècle. Une possession qui acquiert un statut autonome en 1979, et se retire même du Marché commun européen en 1985, afin de protéger son économie de pêche.
Néanmoins, l’économie régionale reste largement subventionnée par l’Union européenne. Ainsi, outre la pêche, vingt cinq millions d’euros sont alloués chaque année au système éducatif.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sollicité par Le Puy de Babel, le spécialiste du Groenland et de ses enjeux Damien Degeorges affirme que si «&amp;nbsp;&lt;em&gt;l’autonomie renforcée ouvre la voie à une possible indépendance, (…) d’importants obstacles restent à surmonter&lt;/em&gt; ».
On pense notamment à la maîtrise de cet immense espace rigoureux et sous-peuplé, en proie aux effets du réchauffement climatique. À cette considération, Damien Degeorges répond «&amp;nbsp;&lt;em&gt;qu’un territoire stratégique grand comme quatre fois la France,&lt;/em&gt;&lt;em&gt; peuplé d'environ 57 000 habitants, au coeur de l'Arctique,&lt;/em&gt;
&lt;em&gt;ne pourra qu'attirer les convoitises&lt;/em&gt; ».&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://babelauvergne.cafebabel.com/public/babelauvergne/Tim Winner/.Mine_s.jpg&quot; alt=&quot;Mine Groenland&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et parmi celles-ci, il y a les inévitables ressources naturelles dont font partie les hydrocarbures. Le sous-sol de l’inlandsis arctique a un potentiel conséquent, jusqu’ici inexploité&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;em&gt;aucun forage n’a pour le moment été réalisé&lt;/em&gt;&amp;nbsp;» nous informe Damien Degeorges. Mais des licences ont été délivrées à des compagnies pétrolières.
Comme base économique, les dirigeants de l’île compte beaucoup sur la manne qui pourrait découler de cette richesse énergétique.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://babelauvergne.cafebabel.com/public/babelauvergne/Tim Winner/.Carte_localisation_s.jpg&quot; alt=&quot;Carte situation Groenland&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Quand on sait que la population se situe très majoritairement sur la côte ouest, face au nouveau monde, l’ombre des États-Unis n’est pas une hallucination. D’autant que le gendarme du monde y est déjà présent indirectement (base militaire).&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le Groenland, devra donc assurément se décider&amp;nbsp;: préférer le proche partenaire américain, ou rester la «&amp;nbsp;fenêtre arctique&amp;nbsp;» de l’Europe.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Crédits iconographiques&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;- Image présentation&amp;nbsp;: A.F.P. Photo, Slim Allagui.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;- Image 1&amp;nbsp;: &lt;ins&gt;http://www.futura-sciences.com/fr/doc/t/geologie/d/laluminium-un-metal-dexception_780/c3/221/p4/&lt;/ins&gt;.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;- Image 2&amp;nbsp;: &lt;ins&gt;www.gmhm.terre.defense.gouv.fr/.../groenland.jpg&lt;/ins&gt;&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Sur les chemins de l’Histoire en Pologne.</title>
    <link>http://babelauvergne.cafebabel.com/fr/post/2008/12/17/Sur-les-chemins-de-lHistoire-en-Pologne</link>
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    <pubDate>Wed, 17 Dec 2008 15:49:00 +01:00</pubDate>
    <dc:creator>Aude Delignères</dc:creator>
        <category>Politique</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://babelauvergne.cafebabel.com/public/babelauvergne/Nelly/.icone_d_intro_sq.jpg&quot; alt=&quot;icone_d_intro.JPG&quot; /&gt; Entre l’Histoire des manuels d’histoire-géo et le ressenti que les populations ont de leur propre histoire, il y a, on le sait, un gouffre. Il est sans doute plus aisé de le cerner quand il ne s’agit pas des chroniques de sa nation.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Avant mon séjour en Pologne, guide de voyage en main et sites Internet à portée de souris, j’ai cherché mon itinéraire. La Pologne était un pays que je ne connaissais absolument pas et les quelques mentions qui y avaient été faites lors de mes cours d’histoire et de géographie au collège et au lycée n’allaient pas vraiment m’éclairer. Je voulais découvrir la Pologne d’aujourd’hui –fort  éloignée de l’image que les Français s’en font bien souvent. Mais j’entendais aussi «&amp;nbsp;chercher l’Histoire&amp;nbsp;» particulièrement celle de la Seconde Guerre mondiale. À l’école, on nous avait présenté la Pologne comme le pays où les nazis avaient bâti les camps de concentrations et d’extermination. Mais c’est tout, ou presque, comme si ces événements s’étaient passés sous anesthésie générale, dans une sorte d’indifférence. Notre professeur avait à peine évoqué l’insurrection du ghetto de Varsovie – mais il faut avouer qu’il est impossible d’entrer dans les «&amp;nbsp;détails&amp;nbsp;» (ah, quel mot !) quand on a moins de 9 mois pour retracer l’histoire de l’Europe de la Première Guerre mondiale à la décolonisation. J’ai aussi dans un coin de mémoire les scènes de films où les paysans voisins des camps «&amp;nbsp;accueillaient&amp;nbsp;» les occupants des trains par des gestes macabres. Quelle qu’ait été la réalité de ces gestes, il est difficile de se défaire du poids de certaines images.
&lt;img src=&quot;http://babelauvergne.cafebabel.com/public/babelauvergne/Nelly/.16_avril__Balade_dans_la_vieille_ville__3___Medium__m.jpg&quot; alt=&quot;16_avril__Balade_dans_la_vieille_ville__3___Medium_.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;
Plusieurs des Polonais avec lesquels j’en ai parlé m’ont avoué souffrir de cette image de pays antisémite&amp;nbsp;: une nation qui ne pouvait pas ne pas savoir ce qui se passait sur son sol mais qui n’a pourtant rien fait. L’antisémitisme existe en Pologne, comme malheureusement dans beaucoup de pays –le nôtre n’est pas épargné&amp;nbsp;; mais si les camps ont été créés en Pologne, ce n’est pas par les autorités légitimes, mais par le IIIe Reich. Après l’annexion par le Reich, les Polonais sont comme dépossédés de leur sol, obligés d’accepter la présence des nazis et leurs agissements&amp;nbsp;; pris entre le marteau nazi et l’enclume communiste. Le souvenir de cette occupation est encore assez douloureux aujourd’hui.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il n’y a pas eu de soulèvement de masse contre les camps. Mais la résistance s’est organisée à l’intérieur comme à l’extérieur du ghetto à Varsovie. Malgré des réseaux structurés, il était impossible de terrasser l’occupant&amp;nbsp;; mais l’armée souterraine s’est battu pour ses valeurs, pour sa patrie. Lors du soulèvement de Varsovie, 18 000 insurgés trouvent la mort et la population civile paie un plus lourd tribut encore, avec 180 000 victimes. C’est cette résistance qui est désormais mise en valeur.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Las de la chape de culpabilité que l’on laisse volontiers planer sur la Pologne, les autorités actuelles ont décidé de valoriser cette résistance polonaise, fierté nationale et preuve, face à l’opinion internationale, de la réalité du combat contre l’Allemagne nazie. Le Musée de l’Insurrection de Varsovie a d’ailleurs récemment vu le jour. Un musée exemplaire au point de vue de la muséographie (on circule au milieu des ruines, dans un bunker, une imprimerie clandestine..) très riche en informations et accessible à tous (même aux enfants&amp;nbsp;: les documents les plus durs sont signalés et hors de leur portée).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sans nier l’horreur de la Shoah, l’accent est mis sur la résistance des Polonais,  ce qui a pour effet de distinguer deux aspects de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale&amp;nbsp;: d’un coté l’histoire des Juifs et de l’autre le martyr des Polonais. Une dame d’une quarantaine d’années a été surprise, presque choquée que j’accorde une journée entière à la Route à la mémoire du martyr juif à Varsovie. Son message était en substance&amp;nbsp;: Varsovie ce n’est pas que le drame des Juifs, le peuple polonais aussi beaucoup souffert. J’ai eu la grande chance qu’elle sorte pour moi le carnet de bord qu’un habitant de Varsovie a écrit au jour le jour pendant la guerre&amp;nbsp;; à côté des textes, des photos&amp;nbsp;: les destructions, les blessés, l’omniprésence des troupes allemandes en ville. Un témoignage précieux et poignant&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il n’est pas question de comparer les malheurs, de chercher à qui remettre la palme du martyr&amp;nbsp;; mais plus de 60 ans après la fin de la guerre, toutes les blessures ne sont pas refermées. Après les ravages de la guerre et les années sous le joug de Moscou, il semble important pour la Pologne d’aujourd’hui de regarder du coté de ses héros, de ceux qui se sont battus pour leur patrie – tout comme la France a eu besoin de la Résistance pour tourner la page de la collaboration et de Vichy.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;A.D.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>La chasse aux pirates</title>
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    <pubDate>Wed, 10 Dec 2008 18:39:00 +01:00</pubDate>
    <dc:creator>Tim Winner</dc:creator>
        <category>Politique</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://babelauvergne.cafebabel.com/public/babelauvergne/Tim Winner/.Pirate_sq.jpg&quot; alt=&quot;Pirate somalien&quot; /&gt;&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;Activité remontant à la nuit des temps (en Grèce antique notamment), la piraterie tend à faire parler d’elle depuis quelques mois. Sévissant principalement en Asie du sud-est, Amérique latine, golfe de Guinée, ou encore mer des Caraïbes, c’est actuellement la corne de l’Afrique qui retient l’attention.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;En effet, plus de cent attaques en 2008, le double de l’année précédente, y ont été dénombrées. Des agressions qui visent navires marchands comme bateaux de plaisance, suivies de prises d’otages accompagnées de demandes de rançon exhorbitantes.&lt;br /&gt;
Les réactions des États défiés ont d’abord été isolées, comme l’intervention des militaires français pour libérer le voilier Le Ponant au printemps, ou le sabordage récent d’un bateau pirate par la marine indienne...&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://babelauvergne.cafebabel.com/public/babelauvergne/Tim%20Winner/Escorte.jpg&quot; alt=&quot;Escorte maritime&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;
Mais la communauté internationale se mobilise, l’Union européenne jouant un rôle moteur. À l’initiative (estivale) de la présidence française de l’U.E., une mission navale commune a été entérinée le 10 novembre.&lt;br /&gt;
Avec l’appui de l’O.N.U., l’Eunavfor Atalanta se déploie pour plusieurs mois au large des côtes somaliennes, les plus concernées par la piraterie. Ses six navires de guerre et trois avions patrouilleurs vont prendre le relais des quatre bâtiments de l’O.T.A.N. sur place depuis fin octobre. Et appuyer ceux de la TF-150, force navale américaine de soutien aux opérations en Afghanistan.&lt;br /&gt;
C’est un essai pour la jeune Politique européenne de sécurité et de défense. Participent pour l’instant Danemark, Allemagne, France, Pays Bas, Grande Bretagne, Grèce, Espagne, Belgique, Suède. Le Portugal les rejoindra sûrement. Turquie, Croatie, et Norvège ont quant à elles été approchées. Le commandement sera placé sous l’autorité des britanniques, un signe fort. Quant à la coordination sur le terrain, elle sera tournante, d’abord assurée par les grecs.&lt;br /&gt;
En outre, les efforts européens veulent être soutenus par d’autres états comme la Russie, l’Iran, l’Inde, la Malaisie. Surtout la Ligue arabe veut prendre des dispositions anti-piraterie.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Car les enjeux ne sont pas négligeables.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://babelauvergne.cafebabel.com/public/babelauvergne/Tim%20Winner/Carte_Somalie_1.jpg&quot; alt=&quot;Carte Afrique&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;
Le golfe d’Aden voit chaque année le passage de seize mille navires (7.5 % du trafic mondial), la plupart pétroliers, qui transitent par le canal de Suez. C’est en effet la plus courte route maritime pour contourner l’Afrique.&lt;br /&gt;
De plus, la Somalie apparaît comme une véritable poudrière, en guerre civile depuis près de vingt ans. Sans État, sous-développé, et sans ressource naturelle, le pays voit fleurir des mafias en tout genre, dont celle de la piraterie, qui peut rapporter gros.&lt;br /&gt;
Des pirates qui ne sont plus de vulgaires mercenaires, car équipés d’armements modernes et de longue portée.&lt;br /&gt;
Estimés à un millier, ils sévissent sur trois mille kilomètres de côte et une zone maritime grande comme quatre fois la France...&lt;br /&gt;
Du coup l’Eunavfor Atalanta s’avère ambitieuse.&lt;br /&gt;
Et certains verraient d’un bon œil la présence d’agents de sécurité sur les bateaux, méthode dissuasive mais peut-être dangereuse.&lt;br /&gt;
D’autres comme la Russie ou l’Union africaine proposent une intervention terrestre, pour éradiquer les «&amp;nbsp;nids&amp;nbsp;» de pirates, et remettre de l’ordre en Somalie. Or les fiascos militaires du début des années 1990 sont encore dans les mémoires.&lt;br /&gt;
De plus, nombre d’observateurs craignent une radicalisation de la piraterie et son rapprochement avec le terrorisme islamique.&lt;br /&gt;
Enfin, il reste l’épine des législations internationales, empêchant une répression efficace des criminels pour le moment.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Quoi qu’il en soit, la protection des navires est une nécessité à court terme. Afin de limiter les risques de catastrophe écologique (on imagine les dégâts du naufrage d’un pétrolier).&lt;br /&gt;
Et surtout pour éviter une grave crise sanitaire, car trois millions de somaliens dépendent de l’aide fournie par la flotte du Programme alimentaire mondial.&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;&lt;em&gt;Crédits&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Photo présentation&amp;nbsp;: http://fr.rian.ru/world/20080602/109057545.html&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Photo 1&amp;nbsp;: Ministère de la Défense&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>La faluche étudiante sort des sentiers battus !</title>
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    <pubDate>Sat, 06 Dec 2008 18:42:00 +01:00</pubDate>
    <dc:creator>Luke</dc:creator>
        <category>Culture</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://babelauvergne.cafebabel.com/public/babelauvergne/./.Mike_faluche_sq.jpg&quot; alt=&quot;Mike_faluche.jpg&quot; /&gt;&lt;strong&gt;Sexe, alcool, fêtes...Qui ne connait pas à Clermont la Faluche de la faculté de medecine ?&lt;/strong&gt; La pseudo-association fait parler d'elle, mais ce n'est pas souvent pour des éloges. Les étudiants faluchards (qui portent la fameuse faluche, sorte de bérêt) sont bien connus pour leur présence lors de soirées à la frivolité tout relative. Demandez à un étudiant clermontois un tant soit peu informé ce qu'est la faluche, et écoutez combien de fois reviennent les mots &quot;alcool, baise, bourrés, PLS (position latérale de sécurité, NdR)&quot;.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Et pourtant&amp;nbsp;! Une fois passé ce sombre écran de fumée, la faluche se présente comme une toute autre chose, gardienne de traditions et symbole de la fierté étudiante. Envie d'en savoir plus&amp;nbsp;? Suivez-nous jusqu'au cœur de la faculté de médecine, pour l'interview du Grand-Maître et du Grand Chambellan de la Faluche de médecine...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mikael et Clément, occupant respectivement les fonctions susnommées, sont visiblement très contents qu'un webzine s'interesse - enfin&amp;nbsp;! - à autre chose qu'à l'aspect superficiel que l'on peut avoir de la faluche. Avant même d'avoir commencé à poser les questions, ils expliquent avec enthousiasme ce qu'est une faluche. Ô surprise&amp;nbsp;! Cette coiffe, loin d'être un assemblage anarchique de pin's et de bouts de tissus est un ensemble extrêmement codifié, lisible pour les habitués, retraçant la vie scolaire, universitaire, personnelle (orientation sexuelle, statut sentimental, goûts...) le lieu de naissance, de résidence, l'engagemement associatif etc de celui qui la porte.
C'est donc dans cette ambiance que commencent les questions proprement dites.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1) Mikael et Clément, vous êtes respectivement Grand Maître et Grand Chambellan de la Faluche Médecine Clermontoise. Lorsque l'on entend ces termes, on pense tout de suite soit&amp;nbsp;: à une secte, à une parodie amusante, à un ordre séculaire et mystérieux. Est-ce que la faluche ne serait pas un mélange des trois ?&lt;/strong&gt;
&lt;em&gt;Clément&lt;/em&gt;&amp;nbsp;: Finalement, la faluche n'est aucun des trois. Ce n'est pas une secte, parce qu'on ne requiert aucun engagement financier. Tout le monde peut porter une faluche, il suffit d'être parrainé. Tout le monde peut en sortir, même si le phénomène se voit très rarement. Ce n'est pas une parodie non plus, parce que même si les titres que nous portons sont symboliques, l'engagement faluchard exige un goût pour l'entr'aide et le dévouement. Ce n'est enfin pas un ordre, même si nous possédons un code et une hiérarchie. La faluche ne se prend pas au sérieux plus que nécessaire.
&lt;em&gt;Mikael&lt;/em&gt;&amp;nbsp;: Rappelons que la faluche est simplement la coiffe traditionnelle de tous les étudiants. Nous ne sommes pas une association, nous n'avons ni cotisations, ni local. Ce n'est qu'un statut, normalement réservé aux seuls étudiants, mais à tous les étudiants, de médecine et d'ailleurs.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2) A quand remonte la faluche et à quoi sert-elle ?&lt;/strong&gt;
&lt;em&gt;Mikael&lt;/em&gt;&amp;nbsp;: La tradition qui consiste à ce que les étudiants portent un habit distinctif remonte au Haut Moyen-Age, à la création des premières Universités. La faluche elle-même remonte à 1888, lors du Congrès International à Bologne pour les huit-cents ans de l'Université.
&lt;em&gt;Clément&lt;/em&gt;&amp;nbsp;: Lors de ce congrès, les français s'aperçurent qu'ils ne portaient pas d'habits assez distinctifs par rapport aux autres étudiants (surtout les belles capes italiennes). Ils adoptèrent d'urgence le premier symbole qu'ils eurent sous la main&amp;nbsp;: le béret traditionnel de la ville de Bologne, qu'il ramenèrent en France.
&lt;em&gt;Mikael&lt;/em&gt;&amp;nbsp;: la faluche sert à montrer plusieurs choses. Tout d'abord, elle traduit la fierté du statut d'étudiant. Il faut se souvenir que ce statut était autrefois un privilège et un gage de réussite. Le système des bourses récompensant les meilleurs et permettant la mobilité estudiantine est un phénomène connu depuis le Moyen Age. La faluche se porte également dans un souci de respect de la Tradition et de l'engagement au service des étudiants, du savoir et de l'enseignement. Elle sert également à accroître sa sociabilité partout en France, car la faluche fonctionne comme un réseau d'accueil.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3) Il y a quelques temps, un canard auvergnat à la plume dure a écrit un article sur les soirées faluchardes (notamment le célèbre crit' de medecine). L'article, loin de vous encenser, traduit bien la mauvaise réputation de la faluche clermontoise. Cette réputation est-elle la même dans les autres villes ?&lt;/strong&gt;
&lt;em&gt;Clément&lt;/em&gt;&amp;nbsp;: La faluche n'est pas propre aux études de médecine. Toutes les filières sont concernées. Notre réputation vient du fait que les personnes extérieures assimilent trop souvent la faluche à la faculté de médecine. Mais même sans la faluche, les étudiants organiseraient ces fameuses soirées. Ils n'ont pas besoin de nous. Dans d'autres villes où la faluche est mieux répartie au sein des différentes filières, elle a bien meilleure réputation.
&lt;em&gt;Mikael&lt;/em&gt;&amp;nbsp;: Je pense notamment à la ville de Lyon et à celle de Toulouse, où nous sommes associés au respect des codes, à la garde de la Tradition, à l'engagement associatif au service des Universités. La ville de Montpellier est le berceau de la faluche française. La connaissance de l'Histoire, des Codes, le respect des serments sont nécessaires à l'obtention d'une faluche. Par exemple, les faluchards sont particulièrement impliqués dans tous les phénomènes étudiants&amp;nbsp;: élections au CROUS, aux conseils d'administration et scientifique, aux BDE, aux pôles humanitaires, dans les échanges internationaux.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://babelauvergne.cafebabel.com/public/babelauvergne/Cl_m_Mike_Faluche.jpg&quot; alt=&quot;Cl_m_Mike_Faluche.jpg&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;
&lt;em&gt;Clément et Mikael, responsables principaux de la faluche de médecine.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;4) La faluche est-elle un phénomène connu dans d'autres pays d'Europe ?&lt;/strong&gt;
&lt;em&gt;Clément&lt;/em&gt;&amp;nbsp;: chaque pays a sa faluche. En Belgique et Pays-Bas, cela s'appelle la Penne&amp;nbsp;; en Espagne et Portugal, la tuna&amp;nbsp;; en Italie, la felluca. Finalement, la France est la dernière a avoir adopté une faluche.
&lt;em&gt;Mikael&lt;/em&gt;&amp;nbsp;: Il existe d'ailleurs un banquet annuel étudiant européen à Strasbourg, où les étudiants faluchés sont particulièrement représentés et où se discutent les harmonies de diplômes et les orientations internationales des facultés. Le phénomène est donc bien européen.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;5) Facs de lettres, de droit, d'économie, de sciences, prépas et grandes écoles semblent moins bien touchées par ce phénomène. A votre avis, pourquoi&amp;nbsp;? Qu'est-ce qui différencie la fac de médecine ?&lt;/strong&gt;
&lt;em&gt;Clément&lt;/em&gt;&amp;nbsp;: la vie universitaire en médecine est très différente. En effet, dans les autres filières, on ne vient à la fac que pour assister aux cours, et on repart aussitôt. En médecine, notre implication fait de la fac un vrai lieu de vie, de débat et de rencontres. Mais c'est en train de changer. A Clermont, nous avons de plus en plus de demandes de &quot;baptême&quot; (cérémonie d'initiation, NdR) dans d'autres filières, ce qui est encourageant. Il faut séparer les études de médecine d'avec la faluche. Ce sont deux phénomènes indépendants, et la réputation de l'un nuit à celle de l'autre.
&lt;em&gt;Mikael&lt;/em&gt;&amp;nbsp;: Techniquement, tous les étudiants devraient porter la faluche, puisque c'est la coiffe traditionnelle. Le réseau faluchard ne devrait pas exister. En fait, deux évènements ont réellement bouleversé l'image et les effectifs des faluchards. Tout d'abord, avant la Deuxième Guerre Mondiale, presque tous les étudiants étaient faluchés. C'était ancré dans les mœurs. Pendant l'Occupation Allemande, les étudiants faluchés furent impliqués dans la Résistance. Les Nazis ont cru voir dans les insignes faluchardes des codes pour les actions menées par les résistants. Beaucoup de jeunes étudiants résistants furent donc fusillés, et le port d'une faluche signifiait une suspicion mortelle. Après la Victoire, les étudiants ne remirent pas leur faluche. Ensuite, lors des évènements de Mai 1968, la Faluche, gardienne de l'ordre et des traditions, fut assimilée à l'action réactionnaire et passéiste, conservatrice et rétrograde. La Tradition était alors un mot maudit. Tout doucement, la Faluche reprend vigueur, notamment avec l'adoption d'un Code Unifié dans les années 1980.&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;&lt;strong&gt;6) Combien la faluche compte-elle de membres ?&lt;/strong&gt;
&lt;em&gt;Mikael&lt;/em&gt;&amp;nbsp;: C'est difficile à dire. Comme nous ne sommes pas une association, comptabiliser nos effectifs est au dessus de nos moyens. Je dirais que nous sommes une centaine d'actifs sur Clermont, mais plusieurs dizaines de milliers en France. Quant aux effectifs européens, je ne saurais le dire, mais certainement nous sommes nombreux&amp;nbsp;! (rires)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le mot de la fin fera l'unanimité des deux interviewés&amp;nbsp;: &quot;il faut valoriser les autres aspects de la faluche&quot;. La fierté du statut étudiant, le volontariat, le service, le respect de la Tradition et de l'Histoire, l'engagement associatif universitaire constituent les véritables aspects d'une faluche, trop simplement associée à la débauche. Certes les faluchards ne sont pas des ascètes. Mais ils ont le goût du service et de l'implication. A Clermont, les choses se métamorphosent. Adieu ceux qui voudraient se faire falucher pour rien d'autre que l'alcool facile, les fêtes sans fin. Bienvenue plutôt à ceux que concernent la vie universitaire et associative. Et clou du spectacle, le célèbre baptême faluchard peut se faire, à la demande de l'initié, à l'eau.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Qui l'eût cru ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Le Cirque Plume ou parler à l'Homme</title>
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    <pubDate>Fri, 05 Dec 2008 17:24:00 +01:00</pubDate>
    <dc:creator>JC Brandamoine</dc:creator>
        <category>Culture</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Si l'Europe est la scène d'un miracle politique et culturel exceptionnel dans l'histoire de l'humanité, elle n'en est pas moins l'enfant d'hommes qui trouvent dans l'expression de leur art le moyen de transcender les clivages civilisationnels en s'adressant à l'essence des sentiments humains. Le rire, le sursaut de surprise, la curiosité sont aujourd'hui les outils du Cirque Plume qui jongle avec la couleur, le son et la matière pour distiller chez les jeunes, comme chez les plus âgés quelque chose que l'on aurait envie de qualifier de pure...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://babelauvergne.cafebabel.com/public/babelauvergne/./.p.kudlack_s.jpg&quot; alt=&quot;02plumecylou&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dans une entrevue consacrée au Puy de Babel Pierre Kudlack, l'administrateur de tournée du Cirque Plume, explique: &quot; &lt;em&gt;plus on est particulier dans notre expression plus on est universels&lt;/em&gt; &quot;. L'artiste fait part de sa conception du rapport au public et de la manière qu'il a d'aborder son métier. &quot; &lt;em&gt;Le propre d'un artiste est de s'exprimer, on ne donne pas au public ce que l'on imagine qu'il attend&lt;/em&gt; &quot;, le but pour un artiste est alors de se connaître soi pour se révéler sur scène et donner à voir sur le monde. &quot; &lt;em&gt;Nous ne voulons pas faire passer de message particulier, il n'y a pas d'engagement, chaque spectateur prend ce qu'il voit&lt;/em&gt; &quot;, précise Pierre Kudlack dont &quot; &lt;em&gt;la seule démarche est d'offrir un spectacle vivant&lt;/em&gt; &quot;.
Et c'est le moins que l'on puisse dire&amp;nbsp;! Lors de la représentation de &lt;em&gt;Plic Ploc&lt;/em&gt; programmé par la Comédie de Clermont Ferrand, jeudi 4 décembre à la Maison de la Culture, l'équipe du Puy de Babel a assisté à un réel hymne à l'échange entre les artistes et le public. &quot;&lt;em&gt; Il n'y a pas de différences entre les publics suivant les pays. La seule chose qui change c'est sa composition. Le meilleur public est un public mélangé avec toutes sortes de gens, qu'ils soient tout petits, vieux ou encore comme beaucoup, qu'ils aient entre 15 et 35 ans&lt;/em&gt; &quot;, souligne Pierre Kudlack.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://babelauvergne.cafebabel.com/public/babelauvergne/./.cirqueplume3_m.jpg&quot; alt=&quot;cirqueplume3.jpg&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Si la modestie ne le fait pas accepter le qualificatif de langage universel, c'est pourtant bien cette langue que la troupe du Cirque Plume parle aux habitants d'Helsinki, de New York, de Lisbonne ou encore de Sao Paulo, qu'ils marchent à quatre pattes, à deux ou à trois. L'accueil et les réactions du public peuvent toutefois connaître certaines variations «&amp;nbsp;&lt;em&gt;en Hollande par exemple, les enfants ne sortent pas le soir et il y a donc une différence de composition du public qui change un peu son attitude&lt;/em&gt; &quot;.
C'est là le seul type de changement remarqué par Pierre Kudlack dont chaque membre de l'équipe troque à toutes les représentations, l'expression particulière d'un artiste contre les ressentis de toute une foule. Le Cirque Plume est souvent catalogué comme un des symboles de ce courant que l'on appelle &quot; Nouveau Cirque &quot; ou encore &quot; Cirque Contemporain &quot;. Selon Pierre Kudlack &quot;&lt;em&gt; chaque période a ses nouveautés, on est toujours le nouveau d'une période&lt;/em&gt; &quot;. L'administrateur veut alors s'éloigner d'une quelconque qualification qui pourrait être nuisible à la liberté d'expression des membres du Cirque Plume. &quot; &lt;em&gt;Nous voulons seulement offrir un spectacle vivant, après chacun y voit ce qu'il y voit&lt;/em&gt; &quot;, insiste t-il. Depuis 30 ans que Pierre Kudlack fait du Cirque son métier, il remarque toutefois quelques évolutions et souligne plusieurs difficultés.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://babelauvergne.cafebabel.com/public/babelauvergne/./.cirqueplume1_m.jpg&quot; alt=&quot;01&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&quot; &lt;em&gt;Aujourd'hui il y a peu de compagnies comme la notre et c'est de plus en plus dur pour les artistes d'en trouver une. C'est pour ça qu'on a vu le développement important des duos et des solos&lt;/em&gt; &quot;. Cela dit, à en croire son administrateur de tournée, le Cirque Plume est une affaire qui tourne. &quot; &lt;em&gt;Nous n'avons plus aujourd'hui à aller vers les programmateurs pour vendre notre spectacle, maintenant le contraire, c'est eux qui viennent nous demander&lt;/em&gt; &quot;, explique le professionnel qui travaille dans un milieu bien souvent régis par le pouvoir des programmateurs auprès de qui il faut vendre. &quot;  &lt;em&gt;Si nous avons beaucoup de spectateurs c'est grâce au réseau des diffuseurs. Nous sommes connus partout dans le monde, c'est génial pour nous&lt;/em&gt; &quot;, confie t-il, heureux et on le comprend, de pouvoir exercer son art avec cette contrainte en moins.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://babelauvergne.cafebabel.com/public/babelauvergne/./.Plume4JacquesPeeters_m.jpg&quot; alt=&quot;Plume4JacquesPeeters.jpg&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il faut dire que la vie dans un cirque itinérant est déjà elle même pleine de contraintes, &quot;&lt;em&gt; notre activité professionnelle conditionne notre vie&lt;/em&gt; &quot;. Les artistes ont toutefois un pied à terre pour la préparation de leurs spectacles et leurs répétitions, ils n'ont pas la vie d'éternels nomades qu'ont pu avoir certains professionnels du cirque. Il n'empêche que quand le Cirque Plume se déplace c'est tout un village qui sillonne les routes. Près de 20 personnes assurent le spectacle, mais elles sont accompagnées de cuisiniers et autres techniciens qui sont autant de rouages de la machine à rêves. Le temps des chapiteaux n'est pas révolu et l'éventail des générations qui participent à cet opus témoigne d'une relève continue. Finalement au delà des ages et des langages, au delà des polémiques, le Cirque Plume a su parler à tous sans vouloir montrer de direction, mais en étant vivant, tout simplement.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les chiens aboient, la caravane passe, il paraît que les sages s'ignorent...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Article B.Boyer&amp;nbsp;; Photo C.Langiaux et J.Peeters.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Expo d’art contemporain : Marc Brunier-Mestas  au Musée d’Art Roger Quillot</title>
    <link>http://babelauvergne.cafebabel.com/fr/post/2008/11/24/Expo-dart-contemporain-%3A-Marc-Brunier-Mestas-au-Musee-dArt-Roger-Quillot</link>
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    <pubDate>Mon, 24 Nov 2008 15:30:00 +01:00</pubDate>
    <dc:creator>Aude Delignères</dc:creator>
        <category>Culture</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://babelauvergne.cafebabel.com/public/babelauvergne/Nelly/.MBM__Minit-tentation_sq.jpg&quot; alt=&quot;MBM__Minit-tentation.JPG&quot; /&gt; Le MARQ accueille jusqu’au 8 mars 2008 l’exposition de Marc Brunier-Mestas&amp;nbsp;: L’arrachement du désir que la gouge excise. Plus de 500 gravures de tous formats, pour entrer dans le monde inquiétant, drôle et fascinant de cet artiste auvergnat contemporain.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;En arrivant dans la salle d’exposition, le visiteur se retrouve nez à nez avec des mini-gravures noir et blanc, les Mini-tentations, où se côtoient pêle-mêle une Blanche-Neige gothique, le Bibendum Michelin version cow-boy et des corps étranges. Ces vignettes, au nombre de 400, sont exposées sur une table, obligeant ainsi le regard à papillonner, à survoler l’ensemble puis à se poser sur l’une ou l’autre des images&amp;nbsp;; comme le photographe qui sélectionne ses clichés après une séance-photo. Au milieu des ces icônes populaires travesties&amp;nbsp;: la traduction graphique de jeux de mots, des êtres hybrides, des créatures aux membres curieusement assemblés et l’omniprésence des représentations sexuelles.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://babelauvergne.cafebabel.com/public/babelauvergne/Nelly/.Marc_Brunier-Mestas_Ta_aut__linogravure_70x50cm__2000_m.jpg&quot; alt=&quot;Marc_Brunier-Mestas_Ta_aut__linogravure_70x50cm__2000.jpg&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le titre annonce la couleur&amp;nbsp;; L’arrachement du désir que la gouge excise. La gouge est l’instrument qui permet au graveur de faire émerger ses créatures du néant de la matrice&amp;nbsp;; mais n’est-ce pas également un outil mental qui sélectionne les images venant de l’Inconscient, que la conscience accepte de transmettre «&amp;nbsp;au-dehors&amp;nbsp;» ? Et les références au désir et à une certaine violence se retrouvent dans de nombreuses planches&amp;nbsp;; les pulsions de vie et de mort&amp;nbsp;: la dualité Éros et Thanatos à en croire Freud.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les eaux-fortes aux dessins très fouillés présentent des univers d’hallucinations. Les corps et les décors sont déformés à la manière des expressionnistes allemands. Et certaines scènes quasi cauchemardesques ne sont pas sans rappeler des peintures d’un érotisme vulgaire et dérangeant d’Otto Dix (1891-1969).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le graphisme des linogravures de grand format est plus précis, la franchise et la variété des traits permettent de dépasser la stricte opposition  papier blanc/ encre noire. À y regarder de plus près, il y a même parfois de petites incisions, de légers gaufrages du papier qui rehaussent délicatement le motif. Les 110 linogravures offrent un panorama varié des possibilités offertes par cette technique&amp;nbsp;: de l’aplat aux travail graphique très fin. Selon le sujet, l’auteur adopte un rendu réaliste ou une stylisation extrême.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Marc Brunier-Mestas dresse un portrait sans concession de notre société&amp;nbsp;: égoïsme, exhibitionnisme, violence et quête insatiable d’argent. Des squelettes s’affrontent sans merci, semant la mort et la désolation chez les hommes. Taïaut (ci-dessus) montre un businessman à tête de requin qui renverse et piétine tous ceux qui se dressent sur son chemin. Sur un cheval au galop, caparaçonné aux armes du roi Dollar, il tient une lance et se tient prêt pour la bataille. Mais le choix du cadrage met hors-champs l’adversaire… à chacun de se faire sa propre idée.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Par ailleurs, il met en place un univers étrange, peuplé de créatures hybrides&amp;nbsp;: femme-biche, écureuil-femme, homme-serpent, chien-homme. Certaines de ces «&amp;nbsp;recompositions&amp;nbsp;» sont des clins d’œil plus ou moins appuyés à des œuvres d’artistes surréalistes comme les romans-collages de Max Ernst (La femme 100 tête, 1929&amp;nbsp;; une histoire extravagante dont les images sont constituées de fragments de gravures hétéroclites juxtaposés). Marc Brunier-Mestas propose également une version tout à fait personnelle du fameux Ceci n’est pas une pipe du belge René Magritte.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’auteur nous entraîne dans un monde étrange et inquiétant où les arbres vous suivent du regard, où il pleut des hommes sans que quiconque ne s’en émeuve. Petit à petit, on se prend au jeu, on cherche l’image cachée, le jeu avec le titre. Mais le plus curieux vient de ces quelques paysages où il ne semble rien y avoir de plus à voir que ce qui est compréhensible du premier coup d’œil. Mais à la lumière des autres planches on se dit «&amp;nbsp;il y a forcément quelque chose de plus, un signe caché ». On regarde, on scrute, on se déplace (on n’est jamais trop prudent avec les anamorphoses) et au milieu de ce malaise, on sur-interprète, chacun projette ce qu’il a envie ou peur d’y voir. Dans cet art-là, il n’est pas question d’améliorer l’homme, mais de le mettre en face de ses pulsions, de ses tabous.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://babelauvergne.cafebabel.com/fr/post/2008/11/24/Expo-dart-contemporain-%3A-Marc-Brunier-Mestas-au-Musee-dArt-Roger-Quillot#comment-form</comments>
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    <title>Russie et Union Européenne : je t’aime, moi non plus</title>
    <link>http://babelauvergne.cafebabel.com/fr/post/2008/11/16/Russie-et-Union-Europeenne-%3A-je-taime-moi-non-plus</link>
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    <pubDate>Fri, 21 Nov 2008 01:00:00 +01:00</pubDate>
    <dc:creator>Constantin de Sienne</dc:creator>
            
    <description>&lt;p&gt;On le sait, ce n’est un scoop pour personne, malgré tous les efforts faits pour ne pas froisser les dirigeants russes, les relations entre l'UE et Moscou sont loin d’être claires.
Le sommet qui s’est tenu à Nice le 14 novembre réunissant Nicolas Sarkozy, Dimitri Medvedev et José Manuel Barroso témoigne d’une énième volonté de retisser des liens, fragilisés depuis les évènements survenus ces derniers mois.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Il y a tout d’abord eu la crise en Géorgie, démonstration massive de la force militaire russe, dont le but officiel - reconnaître l’indépendance de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud - cache en réalité une volonté de garder la mainmise sur le pétrole dans cette région. Malgré une forte opposition de la communauté internationale et des appels de nombreux dirigeants pour que les russes cessent leurs attaques en Géorgie, la crise s’est poursuivie, déclenchant de vives réactions des deux camps.
Les conséquences ont été importantes, les européens ont cessé toutes négociations sur un éventuel partenariat économique entre la Russie et l’Union Européenne début septembre, elles ont été relancées au début de la semaine dernière même si la condition du retrait de toutes les troupes russes de la Géorgie n’est pas entièrement respectée pour certains. Ce partenariat porterait, entre autres, sur les questions énergétiques puisque l’Europe dépend des gazoducs russes, Moscou n’est en effet pas près à réduire ces apports, or c’est ce que souhaitent les 27 pays membres.
Le sommet de Nice a eu pour but de renouer un dialogue rompu, chose pas aisée puisque la Russie se disait prête à ne faire aucune concession sur la question géorgienne.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le point fort de ce sommet reste l’accord entre l’UE et la Russie sur la crise financière, le président russe ayant souligné le rôle positif de la monnaie européenne sans qui cette crise aurait été selon lui beaucoup plus grave. Autre bon point&amp;nbsp;: une convergence d’opinion sur la sécurité en Europe, même si là encore, la position russe n’est pas sans équivoque. En effet, quelques jours avant le sommet, le président russe avait déclaré vouloir déployer des missiles à Kaliningrad, ville au nord est de la Russie située dans un territoire russe entouré de pays appartenant à l’Union Européenne. Annonce faite pour contrer la possible installation de bouclier anti-missile américain en République Tchèque. Cependant, selon l’actuel président de l’Union, le président russe est revenu sur sa position et a accepté de «&amp;nbsp;geler tout déploiement de missiles en Europe ».&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les relations semblent donc être apaisées… jusqu’au prochain épisode&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;M.L.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>La Russie est-elle schizophrène ?</title>
    <link>http://babelauvergne.cafebabel.com/fr/post/2008/11/16/La-Russie-est-elle-schizophrene</link>
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    <pubDate>Sun, 16 Nov 2008 19:16:00 +01:00</pubDate>
    <dc:creator>Luke</dc:creator>
        <category>Politique</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Saisissant un brûlant thème d'actualité, l'Alliance Française a proposé à Melle Baudoin&lt;/strong&gt;, maître de conférence à la faculté de droit (et dont les nombreux diplômes nous laisseraient sur les marches du temple de l'humilité) de nous exposer &quot;l'évolution politique de la Russie&quot;.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Le bilan est mitigé. La Russie serait-elle schizophrène&amp;nbsp;? Y-aurait-il deux Russies, celle de St Petersbourg et celle de Moscou&amp;nbsp;? C'est presque la conclusion de Melle Baudoin, pour qui la Russie connait certes un cadre institutionnel de nature démocratique mais certes pas une pratique politique relevant de ce régime, parfaitement inconnu des Russes.
Loin d'ici l'idée de faire un cours (au demeurant passionnant) d'Histoire de la Russie, mais entre les Hordes, les Tsars et les Secrétaires Généraux, il n'y a eu que peu de place pour les initiatives de stabilité constitutionnelle ou bien pour les essais démocratiques.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La Russie, cependant, évolue. La Cour Constitutionnelle par exemple, est une tentative de responsabiliser et de surveiller le pouvoir très autocratique des dirigeants du plus grand pays du monde. 80% de ses membres viennent des écoles de St Petersbourg et la Cour vient tout juste d'être déménagée dans cette ville (à la place de Moscou, trop près des lieux de pouvoirs). C'est réellement une caractéristique de la schizophrénie russe.
L'idéologie de l'Etat, telle que développée pendant des siècles, reste une logique impériale. Et on le comprends&amp;nbsp;: plus de 120 peuples se cotoient en Russie, et les civilisations limitrophes sont aussi variées que la population. Il est clair qu'on ne saurait gouverner un tel pays comme l'on gouverne une petit pays de 60 millions d'habitants. Et pourtant...Vladimir Poutine et son parti, &lt;em&gt;Russie Unie&lt;/em&gt;, promeut l'idée d'une nation russe, au delà des clivages ethniques, raciaux ou religieux. L'idée peut prendre forme, mais elle implique la non reconnaissance de minorités, non-reconnaissance dont les peuples du Caucase payent le plus lourd tribut.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En effet, la Russie, même ces dernières semaines, a eu des comportements tout à fait étranges, comme si elle n'était pas vraiment sûre de sa stratégie. Son recul dans le dispositif des missiles de Kaliningrad est à ce propos tout à fait équivoque, ainsi que ses positions diplomatiques sur la crise de Géorgie.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Bref, le pays des Tsars a encore du chemin à faire avant l'étape &quot;démocratie&quot;. Ce qui est encourageant, c'est que le pays essaye de trouver une stabilité entre la nécessaire autorité du pouvoir et le développement des libertés publiques. C'est cette balance qui entraîne sa schizophrénie, et nous devons (les pays occidentaux) nous montrer vigilant pour que la balance reste stable et harmonieuse. L'effondrement du pouvoir entraînerait un éclatement de la Russie (à l'heure où l'on voit des Républiques se créer sans être plus grosses qu'un département français, serait-ce vraiment une bonne chose ?) et son trop grand maintien etoufferait les bourgeons démocratiques. Car il reste un dernier obstacle à la démocratisation de la Russie&amp;nbsp;: les Russes eux-mêmes. Affaire à surveiller, donc...&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Un Blanc en Inde</title>
    <link>http://babelauvergne.cafebabel.com/fr/post/2008/11/11/Un-Blanc-en-Inde</link>
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    <pubDate>Tue, 11 Nov 2008 12:14:00 +01:00</pubDate>
    <dc:creator>JC Brandamoine</dc:creator>
        <category>Politique</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bien que très médiatisée, la Chine n'est pas la seule main d'œuvre au service de l'Europe. Le deuxième pays le plus peuplé au monde sert aussi d'atelier pour le vieux continent... Je décide donc de partir à Bangalore, au cœur de la cité des ingénieurs afin de savoir ce que pensent les cols bleus de ce monde, des cols blancs d'occident...&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Dès la sortie de l'aéroport, une affiche gigantesque donne le LA du dramatique constat. D'environ 25m sur 50m, cette dernière fait la publicité d'une crème commercialisée par un laboratoire européen pour blanchir la peau. Durant l'heure de route nécessaire pour accéder au centre de Bangalore, j'observe se succéder les voiles géantes mettant en scène les modèles publicitaire blancs du pays de Gandhi. Aucun de ces indiens alors représentés n'a la couleur de peau  de ceux que je vois le long de la route. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le lendemain, fatigué par le voyage, je fais une promenade dans un parc où mes accompagnateurs français et moi même sommes l'objet de toutes les curiosités. «&amp;nbsp;Pour eux nous sommes blancs donc riche, ils savent qu'ici nous avons un pouvoir d'achat illimité, nous représentons un modèle pour eux », m'explique une étudiante française en séminaire à l'Institut indien de management. On nous demande à plusieurs reprises si l'on peut nous prendre en photo. Parmi ces personnes, le directeur d'un parc raconte fièrement qu'il travaille pour le gouvernement. Suite à la séance photo on m'explique que «&amp;nbsp;la photo sera ensuite très probablement affichée dans le bureau du directeur en question. C'est un témoin de réseau et de puissance que d'être en photo avec des blancs », continue accompagnatrice.&lt;img src=&quot;http://babelauvergne.cafebabel.com/public/babelauvergne/./.inde1_217_m.jpg&quot; alt=&quot;PHOTO JC-BRANDAMOINE&quot; /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Un peu plus tard dans la journée nous traversons la ville en rickshaw. Arrêté à un feu rouge, le conducteur se tourne vers moi, pointe du doigt un de mes grains de beauté et me demande «&amp;nbsp;quelle est cette maladie&amp;nbsp;? ». Dans l'imaginaire de ce monde où l'image de l'européen est toujours celle d'un blanc totalement retouché à l'ordinateur, il n'est pas pensable qu'un «&amp;nbsp;blanc&amp;nbsp;» puisse avoir des tâches noires. C'est là le constat affligeant d'un monde en admiration devant une fausse idée de la lointaine Europe. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Des shampoings aux chaussures, en passant par la musique, les logiciels et même les Sari, ces magnifiques robes indiennes, tout est présenté par des figures blanches. Lors de la visite d'un temple près de la ville de Mysore, un policier évacue les personnes qui faisaient la queue devant nous, parce que nous sommes blancs. Plus tard lors de la visite d'un musée, le tarif affiché était de 5 roupies pour un indien, 100 pour un touriste européen. La société indienne ne s'est pas encore débarrassé de l'inégalité que la violence colonisatrice britannique lui a fait assimiler. &lt;br /&gt;
Le service des touristes européens illustre parfaitement l'indifférence face à l'inadmissible. A plusieurs reprises on voit les employés des restaurants où nous faisons halte, manger nos restes. Cette alimentation dégradante fait partie intégrante du salaire médiocre qui fait survivre les travailleurs indiens. Par la suite, dans la mesure de leur accord, nous invitons à chaque fois nos conducteurs de taxi ou de rickshaw à manger avec nous. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Autour d'une assiette de riz, l'un d'entre eux  raconte un peu son métier «&amp;nbsp;En fait la plupart des conducteurs ont un patron qui lui même a un parton et ainsi de suite. Il faut donner des sous à tout le monde. Moi je gagne bien ma vie, je ne travaille que 13 heures par jour et je touche plus que la plupart des indiens ». La majorité des Indiens ont en effet des amplitudes de travail comparables à celles de la France lors de la révolution industrielle. Dans une ville comme Bangalore, beaucoup d'entre eux travaillent dans les usines et entreprises occidentales qui viennent exploiter une main d'œuvre au coût cassé. Ici l'on conçoit et l'on assemble les pièces d'ordinateur, les fours à micro-ondes ou encore les cartes mémoire sans jamais pouvoir les posséder. «&amp;nbsp;Les publicités gigantesques que l'on voit partout ne s'adressent pas à la population, mais seulement à l'élite et aux occidentaux ». L'Inde me semble être un monde à deux niveaux, un niveau pour ceux qui regardent dans la rue et un niveau pour ceux qui regardent les publicités occidentales.  Dans un société rythmée par les castes, «&amp;nbsp;être européen suffit pour être tout en haut de la pyramide sociale, qui qu'on soit ». L'immense problème réside dans le fait qu'ils «&amp;nbsp;veulent nous ressembler quit à négliger leur identité culturelle, il n'y a qu'à voir les crèmes pour blanchir la peau ». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;Cela dit, le mauvais mimétisme ne s'arrête pas là. La période de notre séjour coïncide avec les élections locales et l'on assiste à un théâtre de démocratie pour le moins époustouflant. Faisant hurler leurs klaxons dans la ville, des voitures peinturlurées aux couleurs des partis politiques s'arrêtent et distribuent on ne sait quoi. Naïvement je pense à des tracts, mais il n'en est rien et très vite on nous raconte le fonctionnement de la démocratie indienne... «&amp;nbsp;ces voitures distribuent de l'alcool et de l'argent pour que les gens votent pour les partis qu'elles représentent, c'est normal ça se passe toujours comme ça ». Fausse démocratie à l'échelle locale, mais que peux t on penser de l'échelle nationale quand la troisième génération de la même famille brigue le pouvoir&amp;nbsp;? &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;A la lecture de ces quelques remarques, le lecteur pourra peut être se demander jusqu'à quand le mimétisme occidental adapté au tiers monde pourra durer sous forme d'un théâtre dramatique aux allures féodales. Car c'est bien de cela qu'il s'agit. Féodalité dans les castes, féodalité dans la répartition des richesses, féodalité envers l'occident et tyrannie de l'image du blanc.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;REPORTAGE B.Boyer&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Lutte antidopage : petit éclairage</title>
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    <pubDate>Sun, 09 Nov 2008 18:27:00 +01:00</pubDate>
    <dc:creator>Tim Winner</dc:creator>
        <category>Sport</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://babelauvergne.cafebabel.com/public/babelauvergne/Tim Winner/.Textes_antidopage_sq.jpg&quot; alt=&quot;Textes antidopage&quot; /&gt;
&lt;br /&gt;
Diego Maradona, Marco Pantani, Marion Jones, Mats Wilander. Tous ces noms de sportifs célèbres vous évoquent sûrement des souvenirs enthousiasmants.
Malheureusement tous ont été convaincus d'une tricherie particulière durant leur carrière de haut niveau&amp;nbsp;: le dopage...&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Méthode phare pour atteindre la performance et donc le succès, le dopage sous toutes ses formes inquiète, sur le plan moral, mais aussi d'un point de vue sanitaire.
Surtout, il mobilise beaucoup plus. L'occasion de s'arrêter brièvement sur l'actuelle lutte antidopage.&lt;/p&gt;



&lt;pre&gt;                     &lt;img src=&quot;http://babelauvergne.cafebabel.com/public/babelauvergne/Tim%20Winner/Dopage&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/pre&gt;



&lt;p&gt;Rappelons que le dopage a d'abord été dissimulé puis minimisé au cours du siècle précédent. Mais avec l'affaire Festina sur le Tour de France 1998, c'est l'emballement médiatique. La prise de conscience induite entraîne directement la création fin 1999 de l'A.M.A. (Agence mondiale antidopage). Celle-ci se charge dès lors principalement de l'établissement d'un Code mondial antidopage, auquel sont largement sensibilisés les pays signataires (83 actuellement). Des contrôles inopinés pendant et en dehors des compétitions sportives sont aussi effectués par l'A.M.A..
Le C.I.O. (Comité international olympique) et l'U.N.E.S.C.O. interviennent aussi dans l'histoire, leur angle d'attaque étant une large sensibilisation des pratiquants et du public aux dangers de la pratique.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Au niveau des états, ce sont les Comités nationaux olympiques qui se chargent de la lutte antidopage, en lien avec les différentes fédérations sportives sous-jacentes.
Certaines de ces fédérations, les plus touchées (cyclisme en premier lieu), ont élaborées depuis peu un suivi permanent des sportifs, très rigoureux et contraignant, qui semble porter ses fruits.
En outre certains pays précurseurs disposent d'un organisme spécialisé dans l'anti-doping&amp;nbsp;: N.A.D.A. en Allemagne, C.N.A.D. en Espagne, ... En France, l'A.F.L.D. (Agence française de lutte contre le dopage), autorité publique indépendante depuis 2006 fait référence en la matière. Son action se dessine sous plusieurs aspects&amp;nbsp;: contrôles, analyses, prévention, recherche, avis consultatif.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais à l'échelle continentale, l'harmonisation est toujours absente. Le Conseil de l'Europe avait amorcé une timide action dans ce sens dès 1967, confirmée par la Charte européenne contre le dopage (1984), puis la Convention contre le dopage (1989).
Néanmoins, officiellement, aucune instance coordonnant l'action des pays n'a été instaurée par l'Union européenne. Même si un projet de ce type avait été exposé sur la table au début de l'année 2007... Dommage, pendant que la liste des suspicieux s'étire sans fin.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Le Quai d'Orsay sort de ses brumes.</title>
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    <pubDate>Sun, 09 Nov 2008 14:57:00 +01:00</pubDate>
    <dc:creator>Luke</dc:creator>
        <category>Politique</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La nouvelle consigne de Bernard Kouchner&lt;/strong&gt;, notre ministre des Affaires Etrangères, est tout à fait novatrice&amp;nbsp;: il faut sortir le Quai d'Orsay de ses murs&amp;nbsp;! Le ministre insiste sur la nécessaire communication de son ministère envers les citoyens, car enfin, la politique étrangère les concerne au premier plan.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.euromasini.eu/images/euro-flag.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;
&lt;strong&gt;La nouvelle consigne de Bernard Kouchner&lt;/strong&gt;, notre ministre des Affaires Etrangères, est tout à fait novatrice&amp;nbsp;: il faut sortir le Quai d'Orsay de ses murs&amp;nbsp;! Le ministre insiste sur la nécessaire communication de son ministère envers les citoyens, car enfin, la politique étrangère les concerne au premier plan.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C'est pour répondre à cette demande que le porte-parole du Ministère, Eric Chevallier, se rend successivement dans les facultés de France, afin de répondre aux questions des citoyens d'abord, des étudiants surtout.
Sa visite à Clermont s'est donc déroulée le jeudi 6 novembre au CERDI (centre de recherche et de développement
international). L'amphithéâtre, prévu pour une soixantaine de personne a été obligé d'en contenir plus de deux-cents, preuve de l'intérêt de nos compatriotes pour la politique étrangère. Le thème retenu était&amp;nbsp;: &quot;&lt;em&gt;La politique étrangère de la France et de l'Europe à l'heure de la présidence française du Conseil de l'Union Européenne&lt;/em&gt;.&quot; Incontestablement, ca en jette.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les questions débattues furent donc nombreuses et on regrette simplement la courte durée de l'entretien (1H30 pour deux-cents personnes, c'est frustrant). M.Chevallier a donc expliqué de manière fort compréhensible la position de la diplomatie française et européenne sur la question israélienne, sur le budget alloué cette année à l'Aide au Developpement (particulièrement l'Afrique), sur les homologations des nouvelles inventions par les entreprises au niveau européen, sur les Traités contre la prolifération des mines et armes de combat, sur la coopération décentralisée, sur la guerre civile en République Démocratique du Congo, sur les Accords de Partenariat Economique, sur la présence militaire en Afghanistan, sur le Tibet, sur les mouvements militaires russes, et sur la création d'un sentiment d'appartenance européen.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Bref, le débat fut dense. On retiendra quelques positions courageuses de la France et de l'UE. Par exemple, l'UE veut renforcer l'accompagnement dans le processus de paix palestinien. Sur le plan du financement multilatéral, la France reste le premier contributeur au Fonds Européen de Developpement (à hauteur de 24% du budget&amp;nbsp;; le Royaume-Uni le finance à hauteur de 12%) et au Fonds Mondial (200 millions d'euros par an). La coopération décentralisée, qui permet aux collectivités territoriales d'entretenir des rapports internationaux, est devenue une évidence pour l'Etat. Les Brittaniques et les Français se sont rendus en RDC et ont réussi à faire passer un message européen, et non plus national. La France a accepté de faire venir de nouveaux pays dans la crise du Darfour&amp;nbsp;; ainsi, ce sont plus de 20 pays européens qui y participent, et les habitants ne font plus la différence entre ces pays qu'ils nomment &quot;l'Europe&quot;. La France ne reconnait pas le putsch en Mauritanie et remet donc en cause les Accords de Partenariat Economique. Les troupes européennes ainsi que les Etats-Majors en Afghanistan sont bien conscients que cette guerre ne connaitra pas de solution militaire...On pourrait en citer encore des dizaines.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le Quai d'Orsay, on le voit, ne chôme donc pas. La France et l'UE restent des grands acteurs de la politique internationale, dont la diplomatie (et ce sont les mots de M. Chevallier) &quot;fait coexister des valeurs et des intérêts&quot;. A méditer.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Vous allez aimer le Service Volontaire Européen !</title>
    <link>http://babelauvergne.cafebabel.com/fr/post/2008/10/27/Vous-allez-aime-le-Service-Volontaire-Europeen</link>
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    <pubDate>Mon, 27 Oct 2008 11:43:00 +01:00</pubDate>
    <dc:creator>Constantin de Sienne</dc:creator>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le Service Volontaire Européen&lt;/strong&gt;, que nous nommerons SVE, est un service organisé par les Institutions Européennes. C'est certainement l'un des plus mal connus aujourd'hui. Dommage. Comment fonctionne-t-il&amp;nbsp;? A qui s'adresse-t-il&amp;nbsp;? Quelles sont les modalités&amp;nbsp;? A quoi ca sert&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;C'est à toutes ces questions qu'a répondu le Café Européen du 16 octobre 2008 organisé par l'association des &lt;em&gt;Jeunes Européens Auvergne&lt;/em&gt; au Still Irish Bar. Grâce à l'intervention de Melle Le Bihan de l'association Concordia (http://www.concordia-association.org/) et de Selane, une jeune turque en service volontaire à Clermont, toute la lumière s'est faite sur ce projet obscur élaboré par Bruxelles.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le service volontaire européen (SVE) fait partie du programme &quot;Jeunesse en action&quot; élaboré par la Commission européenne, le Parlement européen et les Etats membres de l'Union européenne. Y participent&amp;nbsp;: les pays de l'UE, le Liechtenstein, la Turquie, l'Islande et la Norvège.
Toutes les informations nécessaires se trouvent sur le site du volontariat&amp;nbsp;: http://www.volontariat.gouv.fr/spip.php?article53&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'initiative de Bruxelles a beaucoup d'avantages, mais l'équipe du Puy de Babel ne peut se contenter d'encenser ce projet. Parce qu'il a tout de même quelques inconvénients. Tout d'abord, il est très peu connu. Ensuite, il faut bien le rappeler, il ne valide aucun diplôme ni aucun cursus, une simple attestation étant délivrée à la fin du Service. Cela veut donc dire qu'il oblige à &quot;sacrifier&quot; une année pour se rendre à l'étranger pour une durée de 2 mois à un an. Les vacances, me direz-vous&amp;nbsp;! Hé bien non&amp;nbsp;: pendant les vacances, il n'y a pas de missions pour les jeunes partants, puisqu'il s'agit principalement de missions d'encadrement et d'intervention culturelle pendant l'année universitaire.
Il faut donc soit partir juste après le BAC (mais qui connait cette possibilité ?), s'offrir une année sabbatique, ou bien finir ses études et partir juste avant de chercher du travail.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;De plus, l'indemnisation n'est pas harmonisée. Elle dépend de chaque pays. En France, elle ne dépasse pas 200€ par exemple, ce qui refroidit beaucoup de postulants, quand bien même on est logé, nourri, blanchit (les frais médicaux sont pris en charge).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tous ces faits prennent le SVE en défaut. Il s'adresse finalement à un nombre restreint de personnes. Il lui faudrait un bien plus gros battage médiatique, car l'initiative est intéressante. Elle mérite tout notre soutien, car ce genre de projet, on en demande encore&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Par G.B.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Cost of Living Day | Soirée clermontoise à 15,60 Euros.</title>
    <link>http://babelauvergne.cafebabel.com/fr/post/2008/10/25/Cost-of-Living-Day-Soiree-clermontoise-a-1560-Euros</link>
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    <pubDate>Sat, 25 Oct 2008 12:26:00 +02:00</pubDate>
    <dc:creator>Constantin de Sienne</dc:creator>
            
    <description>&lt;p&gt;L'expérience du &lt;em&gt;Cost of Living Day&lt;/em&gt;, relayée par de multiples rédactions locales de cafebabel.com en Europe a pour but d'évaluer les différences du coût de la vie à partir d'une soirée étudiante type (transport en commun + Sandwich + Ciné + Bière). Récit du reportage le plus agréable de l'année.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://babelauvergne.cafebabel.com/public/babelauvergne/COLD - Clermont/.DSC_0042_m.jpg&quot; alt=&quot;DSC_0042.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Vingt Heures&amp;nbsp;: A l'arrêt 'Universités', quatre enquêteurs s'engouffrent dans le tram clermontois couleur 'Fleur de Lave', plein comme un jeudi soir, jour traditionnel des soirées étudiantes. Ils en descendent quatre arrêts plus tard, Place de Jaude, fleuron de l'urbanisme post-moderne de la capitale auvergnate. Un joli ticket rouge et blanc&amp;nbsp;: &lt;strong&gt;1,30 Euros.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://babelauvergne.cafebabel.com/public/babelauvergne/COLD - Clermont/.DSC_0058_m.jpg&quot; alt=&quot;DSC_0058.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Quand l'étudiant-moyen veut varier des pâtes qui constituent (avec le Saint-Nectaire) la base de son alimentation, il a le choix entre la gastronomie occidentale (un Mc Do) ou la cuisine du monde (Un Kebab). Nous optons pour le second qui, se déclinant en différentes formes, nous fait voyager, de l'Indiana Sandwich au Panini italien en passant par le Bougnat auvergnat. Un plateau Kébab pris en terrasse malgré le froid, son ornement de frites belges et son arrosage de sauce&amp;nbsp;: &lt;strong&gt;5,50 Euros.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://babelauvergne.cafebabel.com/public/babelauvergne/COLD - Clermont/.DSC_0060_m.jpg&quot; alt=&quot;DSC_0060.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Notre séance de cinéma n'étant qu'à 21h30, nous avons le temps d'aller nous réchauffer dans un Pub australien dont le Kangourou géant qui orne l'entrée rappelle la teneur. Sur des écrans, des clips musicaux étalent des corps dénudés bien que le son, déphasé avec l'image, propose des tubes des années 1990 (Vous souvenez vous de Lou Bega ?). Chez nous, Franc succès de la demi-pinte de Bière (le &quot;demi&quot;) coupée au sirop, surtout à la pèche. Cinquante centilitres de bonheur pétillant&amp;nbsp;: &lt;strong&gt;2,50 Euros&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://babelauvergne.cafebabel.com/public/babelauvergne/COLD - Clermont/.DSC_0064_m.jpg&quot; alt=&quot;DSC_0064.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sur grand écran il a fallu nous décider entre un type très drôle (Coluche) et un beaucoup moins (Mesrine). Nous avons finalement opté pour le second dont le film  &lt;em&gt;L'instinct de Mort - Part I&lt;/em&gt; retrace les premières années de cavale. Il  fut pendant les années 1970, l'ennemi public N°1 en France. Un film noir avec du plomb, du sang et Gérard Depardieu (forcément)&amp;nbsp;: &lt;strong&gt;6,30 Euros&lt;/strong&gt;. (Sans le tarif étudiant&amp;nbsp;: 8,20 Euros)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une soirée entre Babel'amis, ça n'a pas de prix. Mais si on veut pas rester à glander chez soi, il faudra débourser de notre merveilleuse monnaie européenne &lt;strong&gt;15,60 Euros&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Autres récits :&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://athens.cafebabel.com/en/post/2008/10/26/Cost-of-life-in-Athens&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;Athens&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://budapest.cafebabel.com/en/post/2008/10/25/Cost-of-Life-Day-in-Budapest&quot;&gt;Budapest&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://istanbul.cafebabel.com/en/post/2008/10/27/THE-COST-OF-LIFE-IN-ISTANBUL&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;Istanbul&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://rhein-ruhr.cafebabel.com/de/post/2008/10/27/Cost-Of-Life-Day-Koln2&quot; hreflang=&quot;de&quot;&gt;Köln&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://lyon.cafebabel.com/en/post/2008/10/26/Sortir-a-Lyon-un-luxe&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;Lyon&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://paris.cafebabel.com/en/post/2008/11/06/Cost-of-life-day-in-Paris&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;Paris&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://sevilla.cafebabel.com/es/post/2008/10/27/Ajuste-de-cuentas:-a-ti-cuanto-te-cuesta&quot; hreflang=&quot;es&quot;&gt;Sevilla&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://sofia.cafebabel.com/fr/post/2008/10/27/Cost-of-life-experiment-Sofia&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Sofia&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://stockholm.cafebabel.com/en/post/2008/10/22/The-costs-of-living-in-Stockholm&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;Stockholm&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://strasbourg.cafebabel.com/fr/post/2008/10/28/Cout-de-la-vie-nocture-a-Strasbourg&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Strasbourg&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://babelauvergne.cafebabel.com/fr/post/2008/10/25/Cost-of-Living-Day-Soiree-clermontoise-a-1560-Euros#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Pollution automobile : les négociations au point mort.</title>
    <link>http://babelauvergne.cafebabel.com/fr/post/2008/10/21/Pollution-automobile-%3A-les-negociations-au-point-mort</link>
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    <pubDate>Tue, 21 Oct 2008 19:07:00 +02:00</pubDate>
    <dc:creator>Constantin de Sienne</dc:creator>
            
    <description>&lt;p&gt;Entre une grosse berline essence et une petite citadine diesel, quelle voiture est la plus polluante&amp;nbsp;? Une question pas si anodine qu’il n’y paraît au vu des querelles d’expert et du piétinement des négociations européennes sur ce thème.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://babelauvergne.cafebabel.com/public/babelauvergne/pollution.jpg&quot; alt=&quot;pollution.jpg&quot; /&gt;
En France, le bonus-malus écologique mis en place début 2008 a clairement poussé les acheteurs de voitures neuves vers des modèles moins polluants. Le système s’est même révélé victime de son succès puisque les malus engrangés ne suffisent pas à combler les bonus distribués. Malgré tout, Nicolas Sarkozy verrait en la transposition européenne de cette législation novatrice une réussite de la Présidence française. Seul hic l’opposition de l’Allemagne, défendant ses voitures gloutonnes en pétrole et rejetant trop de CO2. Les allemands se détourneraient-donc de l’écologie au profit de leur industrie automobile en ces temps de crise économique&amp;nbsp;? Non, ils soulignent à juste titre que le système français est biaisé.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En effet cette législation a créé un amalgame douteux dans la tête des citoyens&amp;nbsp;: pollution = CO2. Mais la réalité est plus complexe que le classement des voitures propres de l’ADEME, qui ne s’intéresse qu’au rejet de CO2. Repris par les médias à tour de bras, tout est limpide, une petite citadine diesel française pollue plus qu’une grosse berline essence allemande. Les éco citoyens en manque de pouvoir d’achat peuvent donc acheter sans remords des modèles économiques français, et cracher leur mépris à la figure des riches propriétaires de grosses cylindrées. Tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes si les apparences n’étaient pas trompeuses.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Oui le CO2 participe au réchauffement climatique mais que fait-on des autres polluants rejetés par nos autos que sont le monoxyde de carbone, les hydrocarbures ou l’oxyde d’azote&amp;nbsp;? Et c’est bien sur ce point que le bât blesse. Le classement des voitures propres réactualisé en tenant compte de ces polluants ne donne évidemment pas les mêmes résultats que l’original. Les citadines diesel se retrouvent en queue de peloton puisqu’elles font généralement l’impasse sur les filtres à particules (FAP), et que les blocs moteurs sont techniquement simples. Les berlines essences s’en sortent finalement bien, puisque les modèles les plus onéreux ont aussi les moteurs les plus sophistiqués, dotés des dernières technologies en matière de réduction de la consommation et de rejet de polluants. L’effet pervers est grave&amp;nbsp;: une voiture affublée d’un malus peut se révéler moins polluante qu’une auto qui bénéficie d’un bonus! Pire le système pousse les constructeurs à proposer les FAP en option puisque ceux-ci, s’ils réduisent les particules nocives, font par ailleurs sensiblement augmenter les rejets de CO2. De la même manière les modèles roulant à l’E85 (biocarburants) sont affublés d’un malus! Une ineptie que Nicolas Sarkozy a annoncé vouloir rapidement remettre en cause.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On comprend alors qu’Angela Merkel rechigne à vouloir réduire à 120 grammes par kilomètre les émissions de CO2 d'ici à 2012, ce qui pénaliserait injustement les constructeurs allemands. La crise économique pousse aussi la France à défendre ses industriels, même en maintenant des mesures qui faussent la concurrence (c’est déjà ce que reprochaient les allemands à la première vignette automobile). Si ce lobbying économique paraît justifié, il a pour conséquence malheureuse le ralentissement des discussions européennes sur le thème de la pollution automobile, et plus largement sur le paquet climat-énergie. Cependant il serait profitable que les débats ne tournent pas indéfiniment sur les chiffres du C02, mais qu’un bonus-malus automobile tenant compte de tous les polluants puisse voir le jour dans l’Union européenne.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Dieu, le citoyen, le journaliste, et le président</title>
    <link>http://babelauvergne.cafebabel.com/fr/post/2008/10/15/Dieu-le-citoyen-le-journaliste-et-le-president</link>
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    <pubDate>Wed, 15 Oct 2008 20:24:00 +02:00</pubDate>
    <dc:creator>Constantin de Sienne</dc:creator>
            
    <description>&lt;p&gt;Si les électeurs choisissent leur président, le poids des médias ou des lobbys n’est pas négligeable. Et en dernier recours, Dieu protège l’Amérique et fait élire ses candidats. Dernier volet des précieux éclaircissements de Dominique Turpin, professeur de droit à l’Université d’Auvergne (Clermont-Ferrand) sur les élections présidentielles américaines.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Puy de Babel&amp;nbsp;: Les premiers à choisir sont les électeurs. Est-ce qu’il y a une géographie électorale qui se dessine sur le continent ?&lt;/strong&gt;
D.T.&amp;nbsp;: Oui, il y a surtout certains états ou ça va se jouer à très peu. C’est là justement ou les candidats font porter leurs efforts en s’y rendant, mais tous les états du centre (Middle West nord et sud), états ruraux et blancs, sont des états républicains. Les états de la côte est, très washingtoniens, très snobs, sont démocrates. L’américain moyen, le blanc de base, vote plutôt républicain. Le Noir, l’Espagnol , la minorité, l’intellectuel, l’université votent démocrate, de même que les beautiful people (Hollywood) Obama surtout  a un formidable carnet d’adresse de beautiful people, mais ca pourrait être plus agaçant que bénéfique&amp;nbsp;: Dans un clip, Madonna a associé Mc Cain à Hitler, ce qui était très excessif et Obama fut obligé de dire qu’il n’était pour rien là dedans.
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;PDB&amp;nbsp;: Quel est le rôle des média aux Etats-Unis&amp;nbsp;? Ne sont-ils pas plus engagés qu’en Europe ?&lt;/strong&gt;
D.T.&amp;nbsp;: Ils jouent un rôle, c’est évident, plus qu’en France, ce n’est pas sûr.  Ceux qui ne s’engagent pas trop en France, en tous cas pas officiellement, ce sont les médias audiovisuels. Mais La presse écrite s’engage, le journal Le Monde s’engage. Chacun sait qu’en France, TF1 roule pour Sarkozy, France 2, c’est moins net pour Ségolène Royal. Peut être qu’aux Etats-Unis on a moins de rigueur et de crainte à dire combien on gagne, pour qui on est… L’américain n’est pas choqué que telle station s’engage pour tel ou tel. Alors qu’en France, c’est la laïcité, c’est la neutralité, c’est l’impartialité, on attend davantage de neutralité de nos médias.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;PDB&amp;nbsp;: On stigmatise beaucoup de lobbying américain. Jusqu’à quel point joue-t-il un rôle ?&lt;/strong&gt;
D.T.&amp;nbsp;: La différence aux Etats-Unis, c’est que le lobbying est organisé et reconnu. Mais si en France on n’a pas de lobby des armes à feux, on a les lobbys  des viticulteurs, des agriculteurs. Aux Etats-Unis, ils sont à l’intérieur du congrès mais chez nous, ils sont faits pour rester en dehors.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;PDB&amp;nbsp;: On connaît le poids de la religion, outre atlantique. Est-ce que Dieu a son mot a dire dans la campagne américaine ?&lt;/strong&gt;
D.T.&amp;nbsp;: Déjà le président américain prête serment sur la Bible. On a une religiosité plus importante qu’en France. Le rôle des évangélistes et télévangélistes, chrétiens très conservateurs, n’est plus à faire, notamment du côté républicain. En France, on a ce côté ‘Etat laïc’ qui fait que la religion regarde chacun mais ne pénètre pas dans la sphère publique. On a vu par exemple François Bayrou se choquer que le Président de la République, quand il rentrait dans une église, faisait le signe de croix. Mais s’il le fait à titre privé, je ne vois pas pourquoi il ne pourrait pas le faire comme président. Nicolas Sarkozy dont les penchants américains ne sont plus à démontrer a essayé, et ça lui a valu des volées de bois vert, de faire évoluer cette laïcité vers une laïcité plus favorable aux religions, à travers même certains propos un peu étranges tenus à Benoit XVI au Vatican. Mais la République Française reste une République laïque, ce qui n’est pas nécessairement le cas aux Etats-Unis.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;PDB&amp;nbsp;: Quelle Amérique va laisser Bush Junior en partant ?&lt;/strong&gt;
D.T.&amp;nbsp;: A force d’être Junior, il commence à être un peu vieux. Il va laisser une Amérique repliée sur elle-même, frileuse, une Amérique peureuse, en crise, pas aimée voire parfois haïe du reste du monde et pas seulement du Tiers-Monde et des musulmans. Cela dit, tout n’est pas de sa faute, et tout n’est pas irréversible. Quand on voit le succès de Barack Obama en Allemagne, et l’espoir qu’il suscite, qui est très fort et risque d’être déçu ici ou là dans le Tiers Monde, on voit que les EU pourraient retrouver un rôle à la hauteur de leur puissance, et quelque puissant que l’on soit, si on ne se fait pas aimer et comprendre, on a du mal a imposer ses vues et c’est ce dont il faudra que Barack Obama, s’il est élu, se persuade.&lt;/p&gt;


&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;


&lt;p&gt;Propos recueillis par C.D.S.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>« Le président américain, c’est le maître du monde »</title>
    <link>http://babelauvergne.cafebabel.com/fr/post/2008/10/13/Le-president-americain-cest-le-maitre-du-monde</link>
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    <pubDate>Mon, 13 Oct 2008 20:20:00 +02:00</pubDate>
    <dc:creator>Constantin de Sienne</dc:creator>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://babelauvergne.cafebabel.com/public/babelauvergne/./.americanflag_sq.jpg&quot; alt=&quot;americanflag.jpg&quot; /&gt; &lt;br /&gt;
Il aura entre les mains la première puissance mondiale&amp;nbsp;: les candidats pour le CDD de President des Etats-Unis ont de quoi intéresser le reste de la planète, en premier lieu l’Europe. Dans ce deuxième volet de l’interview, Dominique Turpin, professeur de droit à l’Université d’Auvergne (Clermont-Ferrand) rapproche la fonction du président américain de quelques figures, passées, présentes et potentiellement futures.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Puy de Babel&amp;nbsp;: Quels présidents américains sont restés des références dans l’Histoire des Etats-Unis ?&lt;/strong&gt;
DT&amp;nbsp;: Le premier d’abord, George Washington. Lincoln qui a supprimé l’esclavage et gagné la guerre de sécession contre le sud qui voulait maintenir l’esclavage. Et peut être Franklin Roosevelt qui au moment de la crise de 1929 – et c’est l’occasion d’en parler maintenant –  est à l’origine du New Deal. Il a complètement rompu avec l’hyper-capitalisme américain, grâce à l’interventionnisme de l’état. Roosevelt a aussi sauvé l’Europe du nazisme en venant à son secours. Sachant qu’il a été élu quatre fois et  qu’il a terminé vieux et malade, c’est depuis Roosevelt que les présidents américains ne peuvent plus être réélus plus d’une fois. Autrement dit, G.W. Bush, si tant est qu’il y ait encore qui que ce soit qui veuille voter pour lui, ne peut plus être réélu. Et puis le quatrième qui a laissé sa marque, plus au niveau du mythe que de la réalité, c’est John F. Kennedy, assassiné en 1963. Plus près de nous, il y a un président qui a bien réussi, qui ne laissera peut-être pas un trace aussi importante que ceux dont j’ai parlé, c’est Bill Clinton, qui a eu par ailleurs quelques problèmes de vie privé un peu agitée et un peu indigne pour un président mais qui eut un grand sens politique et la chance de la conjoncture peut-être aussi.
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PDB&amp;nbsp;: Est-ce que dans un autre registre, Ronald Reagan ne reste pas aussi un peu dans les mémoires ?__
D.T.&amp;nbsp;: Ils y restent tous&amp;nbsp;! Reagan est un acteur de série B dont tout le monde en Europe, les intellectuels surtout, s’étaient moqués en le présentant comme un être primaire. Alors, on aime ou non sa politique. Mais Reagan n’aura pas laissé aux américains et au reste du monde un mauvais souvenir. Il aura été un président à la hauteur de sa fonction.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;PDB&amp;nbsp;: L’échiquier politique américain fonctionne sur le bipartisme démocrate et républicain. Quelles sont leurs idées forces ?&lt;/strong&gt;
D.T.&amp;nbsp;: C’est d’autant plus difficile que ces partis ont souvent changé de nom (démocrate-républicain, parti républicain-démocrate) et aussi d’idéologie politique. Il y a quelques dizaines d’années, c’était compliqué, car le parti démocrate était à la fois libéral et progressiste ( dans l’est) et extrêmement réactionnaire et raciste dans le sud, l’équivalent de Besancenot et Le Pen dans le même parti.  Aujourd'hui, les choses sont plus claires&amp;nbsp;: le parti républicain est  conservateur, drainant dans les états du centre, du &lt;em&gt;Middle West,&lt;/em&gt; pour l’américain blanc, même petit-blanc parfois, nationaliste, patriotique, etc. Les minorités raciales, les intellectuels, tout ce qui bouge, regardent pour leur part vers le Parti Démocrate. Mais, républicain ou démocrate, il y a moins d’écart qu’il n’y avait en France entre Parti Communiste et les partis de droite. Aujourd'hui, cela joue sur d’autres questions comme la Guerre en Irak&amp;nbsp;: Obama a voté contre, contrairement a Hilary Clinton. Mc Cain, non seulement a voté pour, mais souhaite que cette guerre continue .&lt;br /&gt;
Et puis, vous avez la crise économique. Je dirais que tout ce qui concerne la crise favorise Obama, à tort ou à raison. Les américains font plus confiance à Obama qu’à Mc Cain qui s’est révélé assez nul en déclarant que le système américain etait très fort, très solide, juste avant la catastrophe. En revanche, chaque fois qu’il y a des problèmes de relations internationales (Géorgie, Iran), c’est plutôt favorable à Mc Cain. Actuellement, ce sont des problèmes économiques, c’est plutôt Obama.&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;&lt;strong&gt;PDB&amp;nbsp;: Quel rôle jouent réellement les colistiers et pourquoi sont-ils si importants ?&lt;/strong&gt;
D.T.&amp;nbsp;: Sur le «&amp;nbsp;ticket électoral », Obama a un vice-président très expérimenté, Joseph Biden. Le vice président succède au président en cas de décès ou de destitution et Biden rassure les américains. Sarah Palinn, chez les républicains, a certes profité d’un effet de surprise mais il semblerait qu’elle ne soit pas à la hauteur de par son manque d’expérience, sans parler de son côté ultra conservateur. Le président américain, c’est le maître du monde, il peut déclencher l’apocalypse nucléaire. Il ne faut pas mettre le pouvoir entre n’importe quelles mains. Et Mc Cain a 72 ans, a eu un cancer,et ne publie pas ses bulletins de santé. Il y a des américains  qui craignent de voir Palinn comme présidente. Cela dit elle peut bien se révéler&amp;nbsp;: Reagan s’est bien révélé.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;PDB&amp;nbsp;: Est-ce qu’il y a des idées consensuelles a tout le personnel politique américain, comme la sécurité intérieure ?&lt;/strong&gt;
D.T.&amp;nbsp;: Mais en France aussi&amp;nbsp;! Qui serait contre la sécurité intérieure&amp;nbsp;? Il faut après savoir jusqu’où on accepte de mettre le curseur entre liberté et sécurité. Les républicains sont plus sécuritaires que les démocrates, mais tous les américains sont assez sécuritaires. De même sur le plan de la crise économique, le plan Paulson, finalement adopté, a été soutenu par Mc Cain comme Obama. C'est-à-dire qu’à un mois de la présidentielle, le leader de l’opposition a appelé à voter pour ce plan. Je ne suis pas certain qu’en France, les leaders  du Parti Socialiste appelleraient à voter pour un plan de Nicolas Sarkozy, parce que l’urgence nécessite l’Union sacrée. Les américains sont beaucoup plus patriotes que nous et font beaucoup plus facilement l’Union sacrée.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;PDB&amp;nbsp;: En Europe, il y a une préférence très marquée pour les démocrates. Comment l’expliquer ?&lt;/strong&gt;
D.T.&amp;nbsp;: Ca a toujours été. J’avais posé il y a de nombreuses années une question à notre président Valéry Giscard d’Estaing en lui demandant «&amp;nbsp;Mais finalement, est il mieux pour nous d’avoir un président américain démocrate ou républicain&amp;nbsp;? » Il avait répondu qu’il valait mieux pour l’Europe que ce soit le candidat républicain, mais je ne suis pas sûr que les faits lui aient donné raison.
D’abord ce n’est pas la politique extérieure qui fait la politique américaine, mais les problèmes intérieurs qui concernent les américains. Il semble quand même qu’Obama soit plus ouvert que Mc Cain. Cependant il y a ce qu’on dit en campagne et ce qu’on fait au pouvoir, et on en rabat beaucoup&amp;nbsp;! De tout manière, si Obama est élu, il sera moins ouvert sur l’Europe, parce qu’il faudra qu’il fasse avec les américains. Si Mc Cain est élu, il sera moins anti-français et anti-européen qu’il ne le dit, parce que sinon, ça ne pourra pas fonctionner. John Mc Cain, quelqu’un de tout a fait respectable, honnête, courageux, a cependant une hostilité viscérale envers les français. Il a notamment dit que quand il était prisonnier du Vietminh, il avait été interné et torturé dans des baraquements construits par les français. Il a donc un sentiment anti-européen et anti-français très prononcé et explique que l’on préfère Obama.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;PDB&amp;nbsp;: Existe-t-il d’autres partis centristes ou extrêmes ?&lt;/strong&gt;
D.T.&amp;nbsp;: Il existe plein de partis centristes, extrêmes, locaux, avec des candidats riches qui tentent leur chance.  Mais le système politique américain et le mode de scrutin majoritaire (la plupart du temps à un tour) fait qu’il y a aucune chance pour ces partis d’arriver à glisser un coin au milieu du bipartisme, entre républicains et démocrates.&lt;/p&gt;


&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;


&lt;p&gt;Propos recueillis par F.C.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://babelauvergne.cafebabel.com/fr/post/2008/10/13/Le-president-americain-cest-le-maitre-du-monde#comment-form</comments>
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    <title>Europe-Etats-Unis : des présidents au régime.</title>
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    <pubDate>Fri, 10 Oct 2008 20:14:00 +02:00</pubDate>
    <dc:creator>Constantin de Sienne</dc:creator>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://babelauvergne.cafebabel.com/public/babelauvergne/./.americanflag_sq.jpg&quot; alt=&quot;americanflag.jpg&quot; /&gt;
Alors que les Etats-Unis amorcent leur dernière ligne droite dans la course à la présidentielle, Dominique Turpin, professeur de droit et ancien doyen de l’Université d’Auvergne (Clermont-Ferrand) nous met au régime des constitutions. Equilibre nutritionnel assuré grâce à cette analyse comparative.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Puy de Babel&amp;nbsp;: Quel est l’origine du pouvoir présidentiel américain ?&lt;/strong&gt;
Dominique Turpin&amp;nbsp;: Les Etats-Unis se sont constitués en réaction contre le colon britannique en 1776. Les américains ont souhaité voter eux même pour leurs impôts et non que ce soit les britanniques qui le fassent à leur place. Ils se sont alliés dans une confédération, un état fédéral. Il y a avait une douzaine d’état. Aujourd'hui ils sont 50 à la tête desquels il y a un président. C’est un régime présidentiel, il n’y a pas de moyen de pressions juridiques réciproques entre le pouvoir législatif (congrès, chambre des représentants et sénat) et l’exécutif, c'est-à-dire le président. Ce dernier ne peut pas dissoudre le sénat qui lui-même ne peut pas renverser le président. En revanche, on peut le renverser pour des raisons pénales, c’est l’&lt;em&gt;impeachement.&lt;/em&gt; Cela a failli arriver a Nixon pour l’affaire du &lt;em&gt;Watergate&lt;/em&gt; et a Bill Clinton pour avoir menti à propos de l’affaire Monika Lewinski. Le président à la totalité du pouvoir exécutif, il n’y a pas de premier ministre. Il y a des ministres, les secrétaires d’états, qui sont directement sous son autorité. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;PDB&amp;nbsp;: C’est donc un système beaucoup plus présidentiel que celui de notre Ve République française?&lt;/strong&gt;
D.T.&amp;nbsp;: En France, ce n’est pas exactement un régime présidentiel, mais on peut dire que nous sommes un régime présidentialiste qui donne une grande importance au Président de la République. Mais avec Nicolas Sarkozy  il y a  un double mouvement contradictoire&amp;nbsp;: d’une part un hyper président qui s’occupe de tout et d’un autre côté une réforme constitutionnelle qui a renforcé les contre-pouvoirs&amp;nbsp;; un régime hyper-présidentialisé, donc, et un équilibre plus grand avec la réforme qui entrera en vigueur en 2009.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;PDB&amp;nbsp;: Les américains, par ailleurs, semblent très attachés à leur constitution…&lt;/strong&gt;
D.T.&amp;nbsp;: C’est la constitution fédérale de 1787. A la différence de la France, où nous en sommes à plus de vingt constitutions, les américains ont toujours la même mais en réalité, ils l’ont amendé près d’une trentaine de fois, elle est très différente de celle du départ. Mais ils y sont très attachés.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;PDB&amp;nbsp;: Une constitution qui a plus de deux siècles ne présente-t-elle pas des archaïsmes ?&lt;/strong&gt;
D.T.&amp;nbsp;: Il peut toujours y en avoir, mais la constitution est ce que la Cour Suprême dit qu’elle est. La cour suprême interprète la constitution et l’interprète de manière résolument moderne, encore que, la Cour Suprême présente des juges extrêmement conservateurs qui ne veulent pas toucher à la constitution. Mais il y a des juges plus progressistes (aux Etats-Unis, on les appelle des libéraux, c'est-à-dire des gens de gauche pour ne pas dire des gauchistes) et qui souhaitent une interprétation moderne du texte.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;PDB&amp;nbsp;: Quels présidents américains sont restés des références dans l’Histoire des Etats-Unis ?&lt;/strong&gt;
DT&amp;nbsp;: Le premier d’abord, George Washington. Lincoln qui a supprimé l’esclavage et gagné la guerre de sécession contre le sud qui voulait maintenir l’esclavage. Et peut être Franklin Roosevelt qui au moment de la crise de 1929 – et c’est l’occasion d’en parler maintenant –  est à l’origine du New Deal. Il a complètement rompu avec l’hyper-capitalisme américain, grâce à l’interventionnisme de l’état. Roosevelt a aussi sauvé l’Europe du nazisme en venant à son secours. Sachant qu’il a été élu quatre fois et  qu’il a terminé vieux et malade, c’est depuis Roosevelt que les présidents américains ne peuvent plus être réélus plus d’une fois. Autrement dit, G.W. Bush, si tant est qu’il y ait encore qui que ce soit qui veuille voter pour lui, ne peut plus être réélu. Et puis le quatrième qui a laissé sa marque, plus au niveau du mythe que de la réalité, c’est John F. Kennedy, assassiné en 1963. Plus près de nous, il y a un président qui a bien réussi, qui ne laissera peut-être pas un trace aussi importante que ceux dont j’ai parlé, c’est Bill Clinton, qui a eu par ailleurs quelques problèmes de vie privé un peu agitée et un peu indigne pour un président mais qui eut un grand sens politique et la chance de la conjoncture peut-être aussi.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;PDB&amp;nbsp;: Est-ce que dans un autre registre, Ronald Reagan ne reste pas aussi un peu dans les mémoires ?&lt;/strong&gt;
D.T.&amp;nbsp;: Ils y restent tous&amp;nbsp;! Reagan est un acteur de série B dont tout le monde en Europe, les intellectuels surtout, s’étaient moqués en le présentant comme un être primaire. Alors, on aime ou non sa politique. Mais Reagan n’aura pas laissé aux américains et au reste du monde un mauvais souvenir. Il aura été un président à la hauteur de sa fonction.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;PDB. Comment fonctionne le mode de scrutin ?&lt;/strong&gt;
D.T.&amp;nbsp;: Les primaires concernent les 50 états et commencent un an avant, dans l’Ohio. C’est une espèce de course de fond, et même de &lt;em&gt;fonds&lt;/em&gt;, parce qu’il faut beaucoup d’argent pour le faire. A l’intérieur de chaque parti, il y a un tour de piste pour voir qui sont les meilleurs.
Quand on s’inscrit sur une liste électorale, on peut s’inscrire comme démocrate ou républicain. Quand les primaires sont fermées, seuls votent les inscrits sur les listes du parti, quand elles sont ouvertes, n’importe qui peut venir voter. Et puis, il y a, dans certains états, des &lt;em&gt;caucus&lt;/em&gt;, qui tiennent un peu de la réunion Tupperware, où on discute et on désigne.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;PDB&amp;nbsp;: La compétition a été plus soutenue dans le camp démocrate. &lt;/strong&gt;
D.T.&amp;nbsp;: Il y a eu cette partie de bras de fer entre Obama, qui n’avait pas le pronostic favorable au départ, et Hilary Clinton. Chaque parti a son leader, qui a été ovationné lors des conventions des partis. Il va y avoir, le premier mardi de Novembre, le vote pour les grands électeurs (ce qu’on appelle le popular vote). Le président américain n’est pas directement élu, mais ces grands électeurs, dont le nombre est proportionnel à l’état qu’ils représentent, vont élire le président. Depuis plusieurs décennies, ces grands électeurs ont un mandat impératif&amp;nbsp;: on sait pour qui ils se sont engagés à voter et quand on connaîtra la composition du collège des grands électeurs, on sait qui sera président. Mais il n’entrera en fonction qu’en Janvier 2009.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;PDB&amp;nbsp;: Que se passe-t-il entre Novembre et Janvier ?&lt;/strong&gt;
D.T.&amp;nbsp;: Entre temps, il va y avoir cette période particulière de deux gros mois avec Bush dont tout ce qu’il peut dire et faire n’a pas grande importance. Mais c’est encore lui qui a les clés du camion. Le président élu va venir s’installer à Washington, près de la maison blanche en disant «&amp;nbsp;Prenez votre temps, mais enfin, quand est ce que vous laissez l’appartement&amp;nbsp;? » C’est une période un peu difficile.
Et puis il peut se passer qu’un candidat qui a plus de voix ne soit pas élu parce qu’il a moins de grands électeurs. Surtout si les machines à voter sont détraquées et qu’il y a des contestations, comme ça a été le cas il y a huit ans en Floride,  dont,  &lt;em&gt;comme par hasard&lt;/em&gt;, le gouverneur est le frère de Bush. On peut considérer que Al Gore, battu par plus de voix que Bush, s’est fait un peu volé sa victoire. Même si dans la mentalité américaine, il a perdu, il a perdu&amp;nbsp;!  C'est un &lt;em&gt;looser&lt;/em&gt;. Les américains ne supportent pas les perdants et ne vont pas chercher si c’est la faute de l’arbitre ou si le terrain est glissant.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;PDB&amp;nbsp;: Rare qu’un perdant se représente ?&lt;/strong&gt;
D.T.&amp;nbsp;: Oui, très rare. John Kerry n’a même pas retenté sa chance. Des présidents comme Mitterrand ou Chirac élus à la troisième tentative, il ne me semble pas que ça ait existé aux Etats-Unis.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Propos recueillis par F.C.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>L'agriculture, problématique franco-auvergnate ?</title>
    <link>http://babelauvergne.cafebabel.com/fr/post/2008/10/02/Lagriculture-problematique-franco-auvergnate</link>
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    <pubDate>Thu, 02 Oct 2008 14:43:00 +02:00</pubDate>
    <dc:creator>Luke</dc:creator>
        <category>Politique</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://babelauvergne.cafebabel.com/public/babelauvergne/./.images_sq.jpg&quot; alt=&quot;images.jpg&quot; /&gt; &lt;strong&gt;Lorsqu'un parisien&lt;/strong&gt; lui demande s'il y a des vaches dans les rues de Clermont (et cela arrive plus souvent qu'on ne le croit), le clermontois est souvent vexé. Pourquoi lui plutôt qu'un autre&amp;nbsp;? D'où lui vient cette réputation tenace d'être la basse-cour, le grenier à blé, l'intendant céréalier de la France&amp;nbsp;?
Des faits, tout simplement...&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Le mercredi 16 septembre 2008, ils étaient plus de 10.000 agriculteurs à défiler dans les rues de Clermont, avec des brebis...et des vaches. C'est sur cette toile de fond que s'est déroulée la conférence sur la PAC organisée par l'association des &lt;em&gt;Jeunes Européens Auvergne.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;Qui aurait cru que la PAC était un sujet mobilisateur&amp;nbsp;? Ce sont pourtant quelques deux cent personnes qui sont venues écouter la conférence du 18 sept.-08 à la faculté de droit de Clermont-Ferrand. Cette rencontre, organisée par l’association des &lt;em&gt;Jeunes Européens Auvergne&lt;/em&gt; dans le cadre de leur université d’été, a remporté un succès largement supérieur aux prévisions. Le sujet, très technique, est en effet peu porteur vis-à-vis du grand public. Les personnalités invitées ont débattu autour du défi de la PAC en Europe.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La conférence a débuté avec l’intervention de M. Lamberty (spécialiste de la PAC), qui est parvenu à expliquer la PAC de façon claire et précise. C’est sur son intervention que les autres participants ont été invités à rebondir. En effet, chaque invité a donné un point de vue correspondant à son «&amp;nbsp;échelle ».
Ainsi, M. Souchon (Président du Conseil Régional) a défendu une position régionale de la PAC&amp;nbsp;: il a proposé une régionalisation de cette problématique, afin que les régions puissent orienter concrètement la politique bruxelloise, parfois trop éloignée des réalités de terrain.
M. Badré (Sénateur) a, quant à lui, rappelé que la PAC était la seule politique communautaire ayant une influence sur le budget de l’Union et qu’elle touchait tous les consommateurs européens, malgré sa réputation d’être une problématique franco-française.
Pour finir, M. Audy (Député Européen) a avoué qu’il y avait une «&amp;nbsp;fracture&amp;nbsp;» entre la construction européenne et les citoyens. Il a fortement souligné la nécessité de trouver un but à l’Union Européenne, à travers une orientation de la PAC à revoir et à repenser. «&amp;nbsp;Le combat, a-t-il déclaré, sera long et difficile, mais il est possible.&amp;nbsp;»&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://babelauvergne.cafebabel.com/public/babelauvergne/blog_img/.GetAttachment_m.jpg&quot; alt=&quot;Conférence Pas&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’intérêt des auditeurs était palpable puisque de nombreuses questions furent posées aux intervenants, ravis de pouvoir débattre de la question en présence d’une majorité d’étudiants.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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