Les Hongrois d’Amber Smith sont notre coup de cœur du festival Europavox 2010. Ce groupe pop-rock créé en 2000 par le chanteur-compositeur Imre Poniklo a su, depuis, faire son bonhomme de chemin : cinq albums et une carrière internationale : Europe, Japon et États-Unis. Un groupe à découvrir absolument.
Rachid Taha était à Clermont-Ferrand vendredi dernier pour le festival Europavox. Il a fait son entrée. Est reparti. Son manager l'a pris par la main pour le hisser jusqu'au micro. Du Christ il semble bien n'avoir gardé que le sang. Il avait dit, il y a quelque semaine, que peut-être il partagerait la scène avec son "vieux pote" Gaëtan Roussel. Ensemble ils ont joué "Bonjour" mais l'ancien chanteur de Louise Attaque ne fût pas la seule surprise de la soirée.
Imaginez un monde où les roux, où si vous
préférezle politiquement correct, les
blonds vénitiens, plus que les cibles de railleries sont traqués et
exterminés.
C’est le postulat qu’a fait Romain Gavras pour son dernier court métrage
qui
illustre la chanson Born Free de
M.I.A.
C’est de la Belle Province qu’arrive en ligne directe Fred Pellerin, conteur et jongleur de mots. Dans un combat du quotidien pour continuer à faire vivre sa langue dans une Amérique du Nord majoritairement anglophone, il la réinvente sans cesse. Loin du français sclérosé l’Académie française et de l’anglicisme ambiant, il nous offre un pétillant mélange de québécois et de « pellerinais » pour rapporter au public du Sémaphore les échos mystérieux de Saint- Élie-de-Caxton.
Les 24, 25 et
26 mars derniers, la Comédie de Clermont-Ferrand nous présentait une pièce de
théâtre de Denis Maillefer, articulée autour de Marylin Monroe, alias Norman
Jean Baker, célèbre icône glamour des années 1950 américaines.
Loin d'être une pièce de théatre
conventionnelle, Looking for Marylin (and me) peut être vue comme un
patchwork réunissant courts moments musicaux ou visuels, un monologue récurrent
de Marylin avec son psy face à une caméra, et quelques passages filmographiques
de l'actrice.
Les 15 et 16
mars derniers, La Comédie de Clermont-Ferrand nous présentait une création de
et avec Dominique Boivin, Don Quichotte,
dans laquelle il se propose de « danser »,
seul, ce célèbre personnage de Cervantès.
Le Roi Nu au Petit vélo un mardi soir, pour faire simple plantons le décor : la très sympathique patronne du bar Le Californiaqui jouxte le théâtre, habituée à recevoir les comédiens après les représentations, nous assure que l’on va passer un très bon moment. On la croit sur parole, elle n’a malheureusement jamais assisté à une représentation au Petit Vélo. Quelques lycéens, traînant des pieds sous les empressements de leurs professeurs, semblent moins enthousiastes.
Vendredi 12 février, le lendemain de la deuxième d’Angelo, Tyran de Padoue à la Comédie
de Clermont-Ferrand. Décor : le hall de l’hôtel Mercure, un tapis de neige
dehors. Ambiance : sympathique, simple et détendue.
Victor Hugo
déclare dans la préface de Angelo, tyran de Padoue : « Il faut que le drame soit grand, il faut que le drame soit vrai. »
En allant
voir cette pièce écrite par Victor Hugo en 1835 et conduite ici par Christophe
Honoré, qui a surtout fait ses preuves au cinéma – Les Chansons d'amours, La
Belle Personne –, on se confond dans un mélange de peur et d'espoir. La
peur : que Christophe Honoré dénature ce drame, que le drame ne soit pas vrai ;
l'espoir : que pour cette première mise en scène d'un drame classique le
cinéaste breton amène une certaine légèreté, une certaine fraîcheur, l'enjeu
étant de fixer l'œil et l'ouïe du public sur ce drame classique, romantique de
deux heures et demie.
Se moquer des ordres de son patron et se jouer de lui comme
d’une marionnette, mieux, lui administrer quelques coups de pied au fondement…
C’est le fantasme ancillaire par excellence que le valet Justin concrétise sous
nos yeux, grâce à d’étranges pouvoirs magnétiques. Pour la première fois, cette
pièce est mise en vis-à-vis du texte grinçant et drôle de Jonathan Swift, Instructions aux domestiques. Le metteur
en scène, Lisa Wurmser, décortique pour Le Puy de Babel les ficelles de ces
histoires à dormir debout.
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